lundi 28 janvier 2008

Le Petit Chaperon Rouge et le Loup


Préambule : un événement, la semaine dernière, m'a remis en mémoire cette histoire que j'avais lue il y a quelques mois je ne sais trop où.
J'ai souhaité vous la raconter afin d'en tirer une morale.
Il se peut néanmoins que mon imagination ait quelque peu corrompu ce conte.




Il était une fois, dans un charmant village, une petite fille la plus jolie et charmante qu’on eût pu voir ; sa mère et sa mère-grand l’adoraient. Ainsi, lors d’un précédent Noël, elles lui avaient confectionné un petit chaperon rouge qu’elle portait si admirablement bien que partout on l’appelait le Petit Chaperon Rouge.

Un jour, sa mère, ayant cuisiné des galettes, lui dit : va voir comment se porte ta mère-grand, car on m’a dit qu’elle était malade. Prends avec toi une galette et ce petit pot de beurre que tu lui offriras.
Le Petit Chaperon Rouge partit aussitôt pour aller chez la vieille femme, qui demeurait dans un autre village.
Heureuse, libre comme l’air la petite fille gambadait dans la forêt en chantonnant une de ces vieilles chansons que sa mère lui avait apprises.
Soudain, elle s’immobilisa et elle demeura ainsi terrifiée : elle venait d'apercevoir Monsieur le Loup qui se dirigeait vers elle.
Elle resta immobile.
Le loup au sourire gourmand s'approchait, encore et encore... Mais elle ne bougeait pas... A présent, il était devant elle, il continuait d’avancer... Seuls quelques centimètres les séparaient.

Elle pouvait sentir son souffle chaud qui balayait les mèches sur son front qui s’échappaient de son chaperon. Elle le regardait, fascinée. Une sensation étrange, un sentiment inconnu courrait dans ses veines.
L’émotion, la peur faisait battre son cœur à tout rompre.
Elle était troublée.
Ce n’était déjà plus de l'angoisse, pas encore une attirance.
Un délicat frisson lui parcourut le corps, elle voulut prononcer quelques mots, mais aucun son ne sortit. Elle demeurait là, figée, comme hypnotisée par l’animal.

Le regard d’abord avide du loup maintenant s’adoucissait.
Elle crut même déceler un léger sourire se dessiner sur son visage.
La respiration de la bête se fit moins forte, elle sentit presque une certaine humanité se dégager de lui.
Lentement, il lui tendit sa patte.
Confiante, elle lui tendit sa main.

Alors, il la prit tendrement dans ses longs bras et il la conduisit dans sa tanière où, il la déposa sur une litière faite de mousse et de feuilles mortes. C’était le début d'une histoire d'amour pleine de promesses, de beaux rêves...
Bien sûr ils étaient différents. Bien sûr il n’aurait jamais dû se connaître. Bien sûr ils n’auraient jamais dû tomber amoureux et vivre ensemble. Et pourtant, pour eux, cette relation était évidente. Chaque matin, le Petit Chaperon Rouge s’émerveillait d’être allongé près de son loup, de son amant qu’elle chérissait tant. Et, lui heureux l’aimait, la protégeait, l’admirait.

Un soir, après une longue promenade, ils s’étaient baignés ensemble dans la rivière qui traversait le bois. Tandis qu’elle sortait de l’eau, nue, il lui tendit une serviette, puis la frotta pour l’aider à se sécher. Soudain, alors qu’elle se laissait caresser, totalement abandonnée dans les bras de son amant animal, il voulut lui frotter les cheveux.
Hélas, le loup, un peu maladroit, écorcha de ses longues griffes le visage de la jeune enfant.
Affolé, désespéré par son erreur, il chercha à s’excuser en la serrant encore plus fort dans ses bras et ce furent alors ses dents pointues qui percèrent la peau si douce, si blanche de sa bien-aimée.

Le Petit Chaperon Rouge sentait le sang couler le long de son visage. Elle remarquait les marques des griffures sur ses épaules. Mais surtout elle voyait le Loup, son Loup, son amour de toujours qui pleurait, pleurait, pleurait.
Comment aurait-elle pu lui en vouloir ? Bouleversée devant cette douleur qu’exprimaient les sanglots de l’animal, elle s’approcha de lui et son regard lui murmurait je te pardonne, je t’aime plus que tout au monde.

Longtemps ils restèrent ainsi allongés sur les berges. Elle le rassura par des mots doux et par de longues et tendres caresses. Elle lui offrit à nouveau son corps. Elle aimait s’accrocher à son pelage tandis qu’elle sentait cette bête entrer en elle. Et le loup poussa enfin un long râle, signe de sa jouissance. La sensation du liquide chaud qui coulait le long de ses cuisses arracha à la jeune fille un soupir de plaisir et de soulagement. Ils s’aimaient encore, ils se comprenaient, la puissance érotique de leur relation était intacte.

Ils rentrèrent chez eux et se couchèrent rapidement, épuisées par toutes ses sensations.
Pourtant, elle ne parvint pas à s’endormir. Elle repensait à cette journée, elle revoyait les dents et les griffes du loup. Elle voulait chasser de son esprit ces visions mais c’était plus fort qu’elle.
Dès qu’elle fermait les yeux, elle le voyait qui, sous l’emprise d’une colère aveugle, lui arrachait son cœur encore vivant.

Chaque jour, cette angoisse occupait un peu plus son esprit.
Elle tentait de se raisonner, de se convaincre qu’avec lui elle ne courrait aucun danger, mais à présent tel le poison qui se répand dans le sang, le venin faisait son effet, il détruisait son amour.

Un matin, elle lui demanda :
- " Loup m'aimes-tu? "
- " Oui je t'aime. "
- " Loup m'aimeras-tu toujours ? Certains soirs, quand la pleine lune fera bouillir ton sang et que la faim tiraillera tes entrailles, Loup ne redeviendras-tu pas le méchant loup du conte ? "
Il ne savait que répondre. Alors, il serra simplement la jeune fille dans ses bras. Mais il percevait qu'elle avait peur, qu’une partie de sa confiance en lui s’en était allée.
Pourtant, il avait dégelé son cœur, il avait essayé de le remplacer par un cœur d'homme.
Il avait quitté son errance solitaire pour s'établir avec elle dans les sous-bois ombragés.
Oui, il avait refusé de rester loup, mais il sentait bien, hélas, qu’il ne pourrait pas devenir entièrement homme, entrer ce nouvel état lui semblait impossible, pas maintenant, pas encore.

Un matin d’hiver, lasse d'attendre, elle se leva doucement, embrassa son loup sur les paupières puis elle se rendit à la rivière. Elle ôta son chaperon rouge, et entra dans l’eau. On ne la revit plus jamais.
Et aujourd’hui encore, dans cette forêt, on entend le loup, les soirs de pleine lune, hurler à la mort en espérant retrouver enfin sa bien-aimée.


Au cours d’une vie, personne n’est épargné par le manque de confiance en soi ou l’impossibilité de faire confiance à l’autre, car la confiance n’est ni donnée, ni acquise une fois pour toute.
Elle se construit à plusieurs par erreurs et essais réciproques.
Tu me fais confiance parce que tu m’aimes, je te fais confiance car je crois que tu me veux du bien.
C’est pour cela que le mensonge, la trahison, la parole non tenue entame la confiance. Certes, elle peut toujours se reconstruire soit par de nouvelles preuves de confiance soit par le désir d’être aimé quel qu’en soit le prix.
Mais, quand les blessures sont trop fréquentes alors les plaies restent ouvertes.
Et c'est la défiance qui s'installe.

Ainsi, que l'on soit loup ou homme, nous avons chacun notre nature, notre caractère.
Mais parfois, parce que l'on ne veut pas admettre que l'on change, parce que l'on n'ose pas assumer ses nouveaux instincts, ses nouveaux désirs parce que simplement on n’ose pas faire confiance à l’autre, on risque de tuer une relation amoureuse pourtant sincère.
On dit que l’amour véritable ne connaît ni frontière ni obstacle. C’est une erreur car c’est oublier le mensonge à l'autre, bien sûr, mais aussi (et surtout) le mensonge à soi-même.

mardi 22 janvier 2008

Que s'est-il passé il y a 1 262 347 684 secondes ?

Je suis né !


Rassurez-vous : en changeant de décennie je ne suis pas subitement devenu génial en math !
Non, c'est grâce à ce site anglais que je vous épate aujourd'hui.



22 janvier :

C'est le même jour de naissance que le Chanoine Kir et c'est la Saint-Vincent, patron des vignerons.
Moralité : on ne peut pas aller à l'encontre de son destin.


PS :
une devinette : qui est âgé de 11 104 141 secondes ?

dimanche 6 janvier 2008

Une excellente nouvelle

Pour la première fois de son histoire, le Dakar est annulé et j’en suis absolument ravi car je déteste cette randonnée publicitaire en Afrique.



Comme le déclarait René Dumont en 1980 : « Le rallye Paris-Dakar est indécent. Je compare cela à une bande de fêtards qui organisent un banquet, mais pas chez eux, et qui entrent chez un pauvre pour ripailler sans l'inviter à partager. La vraie aventure, c'est la lutte contre la faim. C’est une course abominable et scandaleuse ».

C’est (c'était ?) en effet une fausse aventure ringarde qui fait uniquement l’éloge du 4x4, qui défie la conscience démocratique et qui me remplit de honte.
Honte de voir cette caravane agressive d’engins rutilants conduits par des crétins blancs traverser pendant plusieurs jours les pays les plus démunis d’Afrique.
Honte de voir la faune et la flore dévastées, piétinées et détruites.
Honte de voir les populations locales bafouées, écrasées, tuées pour le plaisir de quelques fous.
Honte de voir cette caravane grotesque, luxueuse et néo-colonialiste étaler sous les yeux de la population d'Afrique, l’arrogance technologique des multinationales d’un Nord méprisant.
Honte toujours devant ce gaspillage de centaines de milliers de litres d’essence, brûlés en pure perte pour la seule gloire de quelques constructeurs et de sponsors rapaces alors qu’on ne cesse de nous bassiner depuis 6 mois avec le Grenelle de l’environnement.
Ainsi, pour absorber tout le CO2 produit par ce Barnum, il aurait fallu planter 10 000 hectares d'arbres, soit la surface de la ville de Paris.

Surtout, comment admettre que l’Afrique qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté, la maladie ou la guerre devienne le terrain de jeu de quelques « défoncés de la vitesse » en mal d’aventure ?
Depuis 1979, ce défilé motorisé a fait plus de 30 morts.
Chaque année, on se demandait combien faudrait-il encore de tués pour déclarer hors-la-loi cette mascarade sportive que les populations et gouvernements d’Europe refuseraient (avec raison) qu'elle se déroule sur notre continent.

Bien sûr, certains regretteront de ne plus voir Gérard Holtz l’Africain, qui, 3 jours avant le départ se laissait pousser la barbe pour faire baroudeur, qui, chaque soir, nous invitait autour d’un feu de camp à regarder les grands moments de la journée, et qui enfilait chaque matin une nouvelle djellaba assortie à son écharpe de Touareg…

Néanmoins, il suffit que je relise les propos de Luc Alphand vainqueur en 2007 (2 Africains tués cette année-là) pour que le dégoût m’envahisse à nouveau : « C'est peut-être dur ce que je vais dire, mais je prends des risques. Moi aussi, je vais à 200 kilomètres heure quelquefois dans le désert sur des routes que je ne connais pas. C'est un objectif que je m'étais fixé. Je suis vraiment heureux de gagner ce Dakar. Il y a aussi beaucoup d'accidents chez nous devant les écoles. Des chauffards, il y en a aussi. Bien sûr, on pensera à eux et à leur famille. C'est évident, mais la fête n'est pas gâchée. On s'est défoncé tous les jours à faire 800 bornes, avec les efforts que ça représente toute l'année pour s'entraîner, pour développer les voitures. Alors oui, je le dis : je suis heureux d'être là et d'avoir gagné cette course. Même s'il faut avoir une pensée pour tout ce qui s'est passé, ça ne va pas gâcher ce que je ressens, ce que j'ai accompli. »

D’ailleurs, cette annulation aura permis de mettre en évidence toute l’hypocrisie des organisateurs et des médias du service publique qui soutenaient cette manifestation. Ainsi Hubert Auriol, ancien directeur du Dakar ou Daniel Bilalian directeur des sports de France Télévision expliquaient ce week-end qu’ils déploraient la décision d'arrêter, mais comprenaient qu'elle ait été prise « si la vie des participants était en danger ». Et la vie des Africains qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment durant ces 29 dernières années, n’a-elle pas été sciemment mise en danger ?

Certes, je regrette que ce soit la terreur qui dicte la décision d’annuler ce grand cirque. Comme d’habitude, nos sociétés sont faibles, fragiles face à ces menaces terroristes.
C’est pourquoi il faut espérer que ce coup lui sera fatal et qu’il n’y aura plus jamais de Paris ou Lisbonne ou je-ne-sais-où Dakar.

jeudi 3 janvier 2008

Suivant !


- Halloween
- Toussaint
- Beaujolais nouveau
- Thanksgiving
- Sainte Catherine
- Saint Nicolas
- Hiver
- Noël
- Fête
- Nouvel An
- Epiphanie




lundi 31 décembre 2007

A la recherche d'un bêtisier ...


Il suffit d’allumer sa télévision ou sa radio pour le constater, Décembre est non seulement le mois de Noël mais aussi le mois du bêtisier et du best of. Chaque chaîne nous propose les meilleurs moments des meilleures émissions avec les meilleurs blagues et bêtises ou fous-rires des meilleurs animateurs ou animatrices.

Un peu jaloux (moi aussi je voudrais être à la mode), j'ai décidé de vous proposer un bêtisier du blog, afin d’amuser, en ces fêtes de fin d’année, tous ceux qui sont passés par ici. Et ils sont venus de partout :
De France, bien sûr : Blagnac, Etang la Ville, Gentilly, Lyon, Libourne, Nice, Toulouse, Saint-Ouen, Paris, Clermont-Ferrand, Basse-Court, Montrouge, Toulon, Maisons-Alfort, Boulogne-Billancourt, Puteaux, Bordeaux, Issy-les-Moulineaux, Versailles…
Mais aussi,
de Russie : Moscou
du Canada : Sainte Foy, Sainte Matthieu de Beloeil, Matane, Montréal, Ottawa, Drummondville
d’Allemagne : Wilhelmshaven, Augsburg, Stuttgart
de Belgique : Soignies, Jodoigne
du Royaume-Uni : Londres, Wembley
du Maroc : Casablanca, Marrakech
de Tunisie : Tunis
de Suisse : Nyon
d’Italie : Cassano d Adda
de Roumanie : Aiud
d’Algérie : Alger
d’Argentine : Buenos Aires
ou des Etats-Unis : San Diego, New-York.


Alors, qu’imaginer, que proposer ?
Un billet où je raconte plein d’histoires gênantes mais néanmoins tellement drôles à mon endroit ?
Pas très original, c’est le principe même de ce blog.
La fameuse liste des sujets auxquels vous avez échappé ?
Justement, si vous les avez évités c’est que je ne les ai pas écrits donc ils n’existent pas (je garde néanmoins l’idée pour l’année prochaine).
Une série d’histoire drôles ?
Elles ne sont déjà pas très drôles à l’oral alors à l’écrit ce serait un naufrage, ma réputation serait définitivement écornée, l’audience de ce blog en chute libre.
Une anecdote rigolote pour croquer cette fin d’année ?
Voyons voir …

Il y a bien l’ineffable José Bové qui vient d’annoncer qu'il se lance dans la grève de la faim (ou fin, ou ne sait plus trop avec lui) mais pas tout de suite : cette grève débutera le jeudi 3 janvier 2008 …
Avouez que ça ne fait pas très sérieux !
On ne peut s’empêcher de penser que ce type a trouvé là un prétexte pour éliminer les abus alimentaires des fêtes de fin d’année. Mieux, il commencera cette privation de nourriture terrestre très précisément à partir de 9H00, c’est-à-dire après le petit- déjeuner (tous les diététiciens vous le diront, une bonne grève de la faim commence avec des Chocapic pour éviter le creux de 11H00).
Mais, le choix de cette date ne serait-il pas plutôt un artifice destiné à faire croire à l’opinion internationale que toute la France se mobilise à ses cotés ?
En effet, le 3 janvier, c’est tous les Français qui vont plus ou moins faire attention à leur alimentation afin de perdre la surcharge pondérale prise durant les agapes des fêtes. C’est ainsi que Bové (1,32% des voix à lors des dernières élections présidentielles) va récupérer nos bonnes résolutions et faire croire que tout le pays est solidaire de ses revendications, alors qu'en réalité, si on se met tous au régime sec, c’est simplement car on a abusé du boudin blanc, de la dinde fourrée aux marrons et des bûches de Noël.
Bof, avec cette histoire, je reste un peu sur ma faim (re-bof) et, en me relisant, je constate que c’est plutôt indigeste (re-re-bof).

Alors étant à court d’idées, je vous propose un petit florilège des requêtes Google search ou Yahoo! search.
En effet, en ma qualité d’administrateur de ce blog (héhéhé !) je sais par quels mots-clés les visiteurs sont arrivés sur ce site.

Cela donne (fautes d’orthographe comprises) :
* mon chiot me suce le sexe (un caninophile ?)
* les miserables tempete sous un crane Hugo (encore un professeur qui a donné ce texte en devoir de vacances)
* blog manager "film de cul" (un « re-producteur » en manque d’inspiration ?)
* zoophilie histoires (allo ! Brigitte B ? C’est pour toi)
* Michel Sardou (oh le pervers !)
* sexe torride (j’espère qu’il ne s’est pas brûlé la langue ou les doigts !)
* racontes moi tes ébats sexuel (y’a qu’ça qui m’intéresse...)
* gland énorme (pas sûr que vous ayez frappé à la bonne porte)
* sexe tape (vous voulez des coups ou des cassettes ?)
* Filmés en flagrant délit de sexe (il faut que je le mette en contact avec le producteur ci-dessus)
* sexe a pile branler (encore un qui va finir honteux aux urgences)
* equipement des quais de ports anneaux et bollards (ah ! Voilà qui relève le niveau)
* vaulruz rencontre sexy (c’est lent mais coquin un suisse !)
* 2 sexy 4 you (il va me vexer)
* flagran deli de scene de sexe ou baise (que fait la police ?)
* histoire suce chien animal sperme (c’est peut-être un chien qui surfe pendant que son maître est sorti)
* la majesté d’un champs d’étoile (enfin un poète)
* homme nu cul (classique mais toujours efficace)
* sucer sa bite (la souplesse, tout est dans la souplesse !)
* gober ton abricot (un jardinier !)
* abricot sexe (un autre jardinier !)
* bander en flagrant délit (est-ce bien nécessaire ?)
* je suce dans les pissotières (Georges Michael fréquente mon blog ?)
* histoires de golden showers (c’est du propre)
* stephane pailler stewart (quelqu’un le connaît ?)
* blogspot photos bites gays pénis males nus (il a trouvé 5420 sites)
* des étincelles avec sa bite (génial pour un 31 décembre !)
* pardonnez leur car ils ne savent pas ce qu'ils font (lc 23, 34) (c’est valable pour tous les visiteurs précédents)

Bien sûr ce n'est qu'une sélection (très orientée) mais elle est tout de même bien représentative. Un bon tiers des requêtes qui aboutissent ici est à connotation sexuelle.
Et encore, çeci ne comptabilise pas les fois où l'internaute ne clique pas sur le lien parce qu'il juge d'après l'extrait proposé par Google ou Yahoo! que ce site ne correspond pas à ce qu'il recherche. J'en déduis qu'en réalité, au moins la moitié des requêtes traitées est à connotation sexuelle et elles proviennent du monde entier.
C’était la dernière bonne nouvelle (nous sommes tous des obsédés sexuels) de l’année 2007. La preuve, c'est ce billet qui a été le plus lu.
A l’année prochaine…

jeudi 27 décembre 2007

Un gène qui gêne


Cette quête tourne pour certains à l’obsession : naît-on ou devient-on homosexuel, éternel débat entre l’inné et l’acquis, le naturel et le culturel.
Et voilà comment un groupe de chercheurs suisses annonce la semaine dernière avoir découvert le gène de l'homosexualité chez la drosophile (ces informations ont d’ailleurs été aussitôt transmises à leurs collègues linguistes de l’Université de Lausanne afin qu’ils révisent le sens de l’expression « enculer les mouches »).
Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'on rend sodomites ces pauvres bêtes, une équipe américaine étant parvenue au même résultat en 2003.
Il y a 4 ans, pour leurs expériences, les chercheurs avaient introduit un gène mutant, au sein d'un groupe particulier de neurones de la drosophile. Et quand les jeunes mâles mutants ont été placés sous des températures plus chaudes, ils ont soudainement commencé à s'intéresser aux autres mâles, expliquait le responsable de l'équipe, le Pr. Kitamoto Toshihiro.
Je me souviens qu’à l’époque, intéressé par ces expériences, j’avais soumis certains de mes amis hétérosexuels à de très fortes chaleurs en les introduisant dans un four mais les résultats avaient été très décevants et bien vite j’avais retrouvé ma ligne (!) de conduite habituelle, celle dite du verre d’alcool bien tassé (extrêmement plus efficace mais cela fera l’objet d’une autre chronique).
En réalité, il faut quand même toute la connerie mauvaise foi du monde pour voir là-dedans un gène de l'homosexualité transposable à l'homme et vouloir expliquer la sexualité humaine via la sexualité des mouches.
Cette dernière est un mécanisme basé sur l’odorat (une forme de réflexe). C'est tout ce qu'il y a de plus primitif et ça doit à peine mettre en jeu quelques milliers de neurones.
Chez l’être humain, c est un mécanisme hautement intellectualisé (oui je sais, je nous flatte !). La vue est bien plus prédominante que l'odorat, le comportement est largement modulé par la volonté et la conscience, c'est un mécanisme supérieur qui met en jeu les zones les plus complexes du cerveau humain, probablement plusieurs milliards de neurones.
Ainsi, je ne pense pas que l'homme identifie ses partenaires à l'odorat (ou si cela arrive il repart généralement en courant), ni que les homosexuels préfèrent les partenaires du même sexe parce qu'ils sont incapables de les différencier des partenaires du sexe opposé...
Au contraire, je peux vous assurer que je sais très bien différencier un homme d'une femme, c'est même ce qui me permet d'affirmer sans l'ombre d'une hésitation lequel je préfère !

Mais retournons chez nos voisins suisses. Qu’ont-ils découvert ?
Nos Docteurs Folamours ont modifié le taux de glutamate de mouches drosophiles et ont observé avec stupeur l'apparition de parades homosexuelles parmi les insectes. Notons en passant qu’il s’agit du même glutamate entrant dans la composition de nombreux plats chinois et que si ces derniers étaient tous homos, jamais la population de ce pays atteindrait 1 400 000 000 d’habitants.
Alors, posons nous la question : à quoi servent ces énièmes recherches, quel est leur but ?
Eradiquer les homos en pratiquant des tests génétiques sur les embryons ?
Les "soigner" par la suite grâce à une thérapie génique adaptée ?


Pendant ce temps, en France, de nombreux médecins s’énervent et dénoncent l’annonce faite par la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de la suspension de l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang.
Ainsi, selon le Professeur Gilles Brücker, Directeur Général de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), « si l’on arrête d’exclure les homosexuels du don de sang, on double le risque d’avoir un échantillon contaminé dans la filière de la transfusion ».
De fait, ce refus de don de sang aux homos n'est plus justifié par grand chose. Il l'était sans doute dans les années 80. Mais aujourd'hui, les 2/3 des contaminations HIV se passent entre hétéros.

Et je crains que cette interdiction ne cache juste, au fin fond du cerveau de quelques médecins et décideurs politiques, l'équation homo=SIDA (ou sa variante homo=danger).
Tout comme dans le cerveau des chercheurs helvètes de cette étude sur les drosophiles se cache probablement l'équation homo=maladie.

Pourquoi tous ces scientifiques ne se mettent-ils pas plutôt en quête du gène de l’homophobie ?
Cela apaiserait peut-être les relations sociales, empêchant par exemple les trop nombreux meurtres d’hommes et de femmes uniquement en raison de leurs orientations sexuelles (comme ce dernier assassinat où le meurtrier supposé d'un homo se défend en expliquant que sa victime lui avait fait des avances).
Cela calmerait peut être les membres du Bureau de Vérification de la Publicité qui viennent de censurer une campagne de prévention contre le SIDA, jugeant l'affiche où 2 garçons s'enlacent trop explicite.


Cela permettrait, peut-être, à Medhi, un jeune gay iranien, de ne plus craindre pour sa vie.
Cela amènerait, peut-être, le taux de suicide (et de tentative) chez les adolescents homosexuels ou bisexuels (qui est entre 6 et 14 fois supérieure à celle de la population hétérosexuelle d’une même classe d’âge) à diminuer enfin.

Parfois, un peu lassé par ces violences morales ou physiques, allongé sur mon canapé, je ferme les yeux et je rêve quelques instants.
Je me glisse dans la peau d’un hétéro juste pour savoir ce que ça fait de vivre dans une société qui ne me répète pas tous les jours que j'ai une maladie génétique, que ma sexualité offense la société et qu'elle est comparable à celle des mouches, que mon sang est trop dangereux pour être transfusé à autrui, que je risque la mort à draguer un inconnu, que l'humanité risque de s'effondrer si je me marie, ou que mes enfants souffriront de graves désordres psychologiques.

Puis j’ouvre les yeux, je redeviens moi-même et je prends mon stylo pour écrire ces quelques mots :
« Aimer quelqu'un, fille ou garçon,
C'est aimer de toute façon !
Alors pourquoi amour et homosexualité
Sont-ils considérés comme des pêchés ? »

mardi 25 décembre 2007

Visite guidée


Le 25 décembre (Joyeux Noël !!!) s’achève enfin.
Déjà il faut songer à organiser le Nouvel an, puis ce sera mon anniversaire, Pâques et ses cloches en chocolat et l’été avec sa canicule meutrière.
On pourrait me reprocher de faire défiler le temps à la vitesse d’un hors-bord mais c’est justement de bateaux dont je veux vous entretenir ce soir et plus précisément de voiliers.
En effet, nous n’avons jamais été aussi proche de l’été prochain qu’aujourd’hui et, lors de cette période estivale, beaucoup parmi nous serons amenés à côtoyer la mer, les bateaux sur l’eau et plus particulièrement les bateaux à voile.
Or il y a sur les voiliers tant de termes techniques spécialisés que le risque est grand pour un visiteur non averti de passer pour un béotien si ce n’est pour un marin d’eau douce.
Je me souviens d’ailleurs que, lisant dans ma jeunesse les aventures du Capitaine Hornblower de C.S. Forester, je survolais de nombreux paragraphes ne comprenant pas un mot des descriptions des Frégates et autres Goélettes.


Alors, en ce jour de Noël où tout est (trop) calme, je vous propose, moussaillon, moussaillonne, de visiter ensemble le pont d’un voilier pour que nous sachions, enfin, nous émerveiller à bon escient devant ces merveilles nautiques.
Aussi, rêvons un peu, et montons à bord de ce magnifique 3 mâts que vous allez acheter louer pour une amusante croisière en mer des Caraïbes.
Là, admirez immédiatement l’accastillage, qui est l’ensemble des équipements placés sur le pont d’un navire et lancez à l’équipage au garde-à-vous : « oh, quel bel accastillage ! ».
Ce premier compliment vous servira de passeport pour monter à bord.
Dirigez-vous du côté des cordages où vous pourrez un peu au hasard vous écriez « oh la belle écoute », « oh la belle cargue », qui est le cordage servant à repousser une voile contre sa vergue, « oh la belle haussière », ce fameux gros cordage qui sert à remorquer ou à amarrer un navire, ou encore « oh la belle drisse », ce cordage qui sert à hisser les voiles.
Dans le même secteur, vous direz tout le bien que vous pensez du cabestan, ce treuil vertical qui sert à remonter l’ancre (bien sûr, si le cabestan est à l’horizontal il s’agit d’un guindeau, ne faites surtout pas l’erreur !), et vous encenserez le chaumard, cette ferrure fixée sur le pont servant de guidage et de renvoi aux amarres.
Attention : la chaîne du mouillage ne passe généralement pas dans un chaumard mais dans un davier ou dans des écubiers.
Avisant ensuite n’importe quelle longue pièce de bois effilée utilisée comme mât, comme vergue ou comme baume, vous vous exclamerez « quel bel espar ! » et si cet espar tend diagonalement une voile aurique vous aurez le choix de hurler indifféremment « oh la belle livarde » ou « oh le beau balestron », car c’est la même chose.
Puisqu’on parle tension, vous complimenterez le propriétaire sur ses bastaques, qui sont des haubans de tension réglables et sur l’ensemble de ses manilles, ces petites pièces métalliques généralement en forme de U fermés par un manillon et servant à réunir de façon souple les cordages, chaînes, poulies et autres galoches, ces dernières étant des poulies dont on a coupé une joue pour des raisons techniques très complexes.
Admirez maintenant les garcettes, ces petits bouts de cordage souple utilisés notamment pour les bandes de ris, puis les cadènes et les ridoirs (ce sont des pièces liées aux haubans).
Déplacez-vous à présent jusqu’au gouvernail, où vous adorerez le safran, qui est la partie immergée du gouvernail, et surtout l’aiguillot et le fémelot, partie respectivement mâle et femelle de la ferrure du gouvernail, formant à elles deux une sorte de gond permettant la rotation du safran par rapport à l’étambot (« qu’il est beau votre étambot ! », splendide allitération).
La visite est presque terminée et vous suscitez l’admiration de tout l’équipage ahuri.
Mentionnez encore la belle jaumière, conduit vertical traversant l’arrière de la coque pour le passage de la mèche du gouvernail, et les beaux dalots, orifices ménagers dans le pavois permettant l’évacuation de l’eau.
Avant de redescendre à quai, célébrez les enfléchures, échelons de cordages tendus entre le pont et la mâture permettant de monter dans le gréement (« quelles charmantes enfléchures ! »), l’admirable organeau (anneau qui relie l’ancre à la chaîne de mouillage), et terminez vers l’avant du navire par le splendide bossoir de capon, pièce de bois en saillie servant à la manœuvre de l’ancre.
En retrouvant le plancher des vaches, nous vous arrêterez devant les bollards, bites (il faut toujours garder le meilleur pour la fin) d’amarrage généralement en métal, munies à leur sommet d’un renflement tourné vers la terre pour empêcher les amarres de décapeler.

Là-dessus, filez au bar du port et commandez un tonnelet de rhum, à boire sans aucune modération.


PS : pour ceux qui en veulent plus, c'est par ici.