Cocaïne, cannabis, LSD, héroïne, ecstasy, MDMA, poppers, opium …
Face aux drogues, le gouvernement Président français (et ses prédécesseurs) a choisi une voie répressive (ce qui n’étonnera personne), fondée sur la prohibition, dans l’espoir de limiter l’usage de ces substances (la dernière en date étant la volonté d’interdire les festifs open-bars).
Aussi, devant cette approche qui a échoué et qui est vouée à l’échec, il serait temps d’organiser la légalisation, la consommation, la production et le commerce de toutes les drogues.
(mais non je ne prêche pas pour ma paroisse cher lecteur, charmante lectrice).
1) La légalisation permettrait une importante baisse des prix des substances et une sensible augmentation de la qualité des produits (non-coupés).
Cela changerait tout l’écosystème de la drogue. Le budget mensuel d’un “accro” aux drogues dures diminuerait considérablement, ce qui permettrait à la plus grande partie d’entre eux de se sortir des spirales de délinquance ou de prostitution qui sont leur quotidien.
2) La légalisation couperait les ressources de toutes les mafias et groupes rebelles qui gèrent la production de ces substances : en dépénalisant le commerce de la drogue, l’occident libre saperaient un des piliers du financement de bien des organisations (et Etat) totalitaires ou terroristes qui veulent sa perte (Talibans en Afghanistan, Farc en Colombie …)
3) Une société sans drogue est un projet parfaitement utopique ; donc la légalisation vaut mieux que la clandestinité.
Les drogues ont toujours et partout existé. La culture du pavot à opium était par exemple connue en Mésopotamie 4 000 ans avant l'ère chrétienne, l'utilisation de la feuille de coca est attestée en Équateur et au Pérou en 2 100 et 2 500 av. J.-C. et la référence la plus ancienne connue aux usages psycho actifs du cannabis date de 2 700 av. J.-C. en Chine.
4) La légalisation permettrait une totale transparence, ce qui fait que l’usager devient parfaitement informé des conséquences de son usage.
Dans un système libéral où la vente serait légalisée, le vendeur serait tenu d’informer clairement le consommateur "sain" des risques d’overdose, de dépendance et de maladie grave qu’il encourt. Sinon, il s’exposerait à des poursuites comme celles auxquelles les fabricants de cigarettes font face. A ce moment là, le consommateur est libre de choisir et convenablement informé.
Dès lors, s'il tombe accro, il ne peut s’en prendre qu’à lui même.
5) Enfin, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen prévoit que tout individu reçoit à sa naissance des droits naturels imprescriptibles qui sont "la vie, la liberté, la propriété et la résistance à l’oppression", et que ces droits ne s’arrêtent que là où commencent ceux des autres.
Dans ces conditions, en quoi le fait d’acheter une drogue à un commerçant, pour peu que celui ci soit respectueux des règles du commerce civilisé, pour se l’injecter, viole les libertés ou la propriété d’autrui.
Bien sûr, certains trouveront cela "sale", diront que ça ne fait pas honneur à l’espèce humaine, que c’est un gaspillage de capital humain, mais si on peut avoir un préjugé moral contre la drogue, au nom de quel principe peut-on interdire à une personne de se droguer.
Pour la protéger d’elle même ? Mais alors pourquoi ne pas lui interdire totalement de boire ? de fumer ? de conduire ? pourquoi ne pas criminaliser le suicide ? le sexe non protégé ? le ski hors piste ? la cuisine grasse ? le Véli’b ?
Les Etats ne peuvent (doivent) pas priver un individu de jouir de son corps, fut-ce en le détériorant.
Aussi la conclusion s’impose : liberté de consommer la drogue que je veux, dans les meilleures conditions.
Source d’inspiration
lundi 14 juillet 2008
Une idée stupéfiante
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Stéphan
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dimanche 13 juillet 2008
Vive la diversité !!!

La HALDE est une instance collégiale composée de 11 membres qui a pour mission de lutter contre les discriminations (sexe, origine, âge, handicap) prohibées par la loi.
Pour cela, elle mène des « testings » afin de débusquer ces discriminations.
Les a-t-elle pratiqués sur elle-même ?
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Stéphan
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lundi 2 juin 2008
L'art de la négociation
A Paris, pour "fluidifier le dialogue social", il semble (ceci pour respecter la présomption d'innocence) que le Medef balance aux syndicats des valises remplies de billets.
A Ajaccio, toujours pour fluidifier ce fameux dialogue, c'est (peut-être) un syndicaliste que l'on balance.
Le gouvernement devrait s'en inspirer pour ses tables rondes.
Plutôt que d'organiser des Grenelle de tout et de rien, il ferait mieux de mettre en place des "Cours Napoléon" de l'environnement ou de l'emploi, les négociations seraient certainement plus efficaces.
Rédigé par
Stéphan
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Tags : société
mardi 25 mars 2008
Tout ne doit pas être gay
La nomination de Nadine Morano au poste de Secrétaire d’Etat chargée de la famille a été saluée favorablement par quelques sites Internet ou blogs traitant de l’homosexualité. Simplement car cette personne n'est pas opposée au mariage gay ou à l'adoption par des couples homosexuels.
Mon propos n’est pas ici de flinguer cette nouvelle Secrétaire d’Etat à la personnalité aussi vulgaire qu’une marchande de poisson et avant tout spécialiste des propos outranciers. Pour des exemples plus précis, je vous recommande d’aller là, ou ici ou encore là.
Ce qui m’intéresse (ou plutôt ce qui m’inquiète), c’est ce regard de Chimène porté par certains leaders homosexuels sur cette nomination, un énième exemple de la déliquescence de la culture gay, de la volonté de standardisation/intégration de ce groupe social par l’effacement de son originalité, de ses richesses.
Ainsi, après avoir acquis de haute lutte le droit à la différence et à l’existence, les revendications homosexuelles exigent désormais le droit à la ressemblance au couple hétéro dans ce qu’il a de moins fantaisiste, c’est-à-dire de moins gay possible : le conformisme bourgeois dans un appartement cossu au centre de Paris avec la chaîne hi-fi Bang&Olufsen diffusant un air d’opéra tandis que les enfants jouent à Ken et Barbie dans leur chambre.
Paradoxalement, depuis une vingtaine d’années, le mariage – civil et religieux – connaît une crise sérieuse. En région parisienne, environ un couple hétérosexuel sur deux divorce après 3 ans de mariage. La famille monoparentale ou recomposée devient la norme et ringardise chaque jour un peu plus le vieux modèle du papa/maman (la bonne et moi).
Et c’est justement le moment que choisissent les associations LGBT pour revendiquer un droit au mariage !
Pas question, bien sûr, d’aménager le PACS dans ses modalités patrimoniales et successorales, comme le réclament certains « homodérés ».
Non, ils veulent à tout prix passer devant Monsieur ou Madame le Maire, se mettre la bague au doigt, s’embrasser sous les applaudissements émus et devant le caméscope de l’oncle Robert, klaxonner dans des limousines décorées de tulle blanc, signer un contrat de mariage, se jurer fidélité…
N’est-ce pas là une inversion complète de cette fameuse « gay attitude » apparue à Paris dans les années 70/80, faite de fun et de provocations ironiques face à la dictature de la normalité ?
C’est comme si les intellectuels (peu nombreux) ou les meneurs pseudo-charismatiques (plus souvent) de la gay attitude, privés de leur principale revendication (être reconnu comme homo, avoir le droit d’exister dans la cité), n’avaient d’autre choix pour préserver leur droit à la parole, leur influence, leur exposition médiatique que d’exiger le contraire !
Fini l’hédonisme désinvolte et libertaire ; place à la revendication « tous pareils ».
Dorénavant, les homos seront des hétéros comme les autres !
Le PACS pour lequel nous nous sommes tant battus avec raison apparaît aujourd’hui aux yeux des leaders de la communauté gay comme un vulgaire ersatz sans saveur comparé au goût délicieux du mariage traditionnel.
C’est cette soif de ressemblance qui me paraît infiniment étrange, totalement navrante surtout quand elle aboutit à des postures extrêmes comme cette revendication pour le droit à l’ordination sacerdotale des homosexuels.
Et je crains que cet esprit de sérieux ne soit le fossoyeur d’une véritable culture gay décalée qui a (avait ?) pourtant toute sa place dans nos sociétés.
L’exemple significatif est l’ex-Gay Pride rebaptisée « Marche des Fiertés Lesbienne, Gay, Bi et Trans » (ouf ! on n’a oublié personne).
Il s’agit désormais d’une sorte de défilé oscillant entre celui du 1er mai et l’autre du 14 Juillet avec son rituel de banderoles pseudo-contestataires, de chars publicitaires et de personnalités politiques, artistiques… qui défilent sagement en tête de cortège.
Je me souviens des premières Gay Prides, au milieu des années 80. Il y avait dans ces « happenings » cent fois moins de monde, cent fois plus de droits à revendiquer et mille fois plus de gaieté !
On baignait dans une atmosphère ludique, spontanée, totalement gaie, incroyablement heureuse.
C’était vraiment la fête, nous étions réellement fiers de défiler.
« Etre homosexuel, ce n'est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe, affirmait Dominique Fernandez dans un article du Monde. C'est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde. »
Exactement.
PS : j'avais noté la citation de Dominique Fernandez sur un bout de papier mais j'ai été incapable de retrouver les références exactes de l'article. Tant pis.
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Stéphan
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mercredi 27 février 2008
Devoir de mémoire
Le projet de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant juif de France victime de la Shoah à chaque écolier de CM2 semble avoir fait pschitttt ! et c’est tant mieux.
Quelle idée saugrenue, au nom d’un devoir de mémoire qui finit chez notre Président par tourner à l’obsession, d’imposer aux élèves une sorte d’identification obligatoire à un enfant assassiné.
En 2005, l’historienne Annette Wieviorka dans son livre « Auschwitz expliqué à ma fille », appelait à revoir la pédagogie de la Shoah.
Elle écrivait : « Laissons les professeurs et les élèves travailler. Laissons cette histoire vivre pour les générations qui viennent. Cessons de faire des leçons de morale ahurissantes qui nous posent, nous, adultes, comme les porteurs d’une vertu que n’avaient pas nos aïeux.
Nous nous donnons bonne conscience alors que nous devrions nous inquiéter du monde que nous avons fait et dans lequel beaucoup de jeunes vivent dans des conditions déplorables. Que signifient nos leçons sur la République, sur l’intégration, sur l’antiracisme, alors qu’ils subissent l’exclusion, les discriminations liées à leurs origines et qu’ils ont tant de mal à imaginer leur place dans la société ? ».
Ainsi, l’histoire du passé s’enseigne à l’école et pour enseigner l'histoire de la Shoah, les professeurs disposent en France d'un matériel pédagogique, historique, littéraire considérable, de films et de documentaires exceptionnels.
En revanche, le devoir de mémoire doit déboucher, doit s'ancrer dans le présent. Chacun de nous pourrait alors réellement s’interroger pour tenter d’améliorer, un peu, notre société : qu’ai-je fait, moi, aujourd’hui dans le monde où je vis pour lutter contre ce que je réprouve, pour donner l’exemple - si j’en suis capable, pour lutter tout simplement contre l’indifférence qui ronge notre pays.
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Stéphan
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mardi 26 février 2008
Une vache qui pleure

Elle s’appelle Frances, c’est une vache qui pèse au moins 600 kg.
Cela fait des années qu'elle vient à Paris et elle connaît bien les journées comme aujourd’hui où flotte une certaine excitation du côté de la Porte de Versailles.
D’abord arrivent des hommes en gris, lunettes de soleil vissées sur le nez et qui parlent mystérieusement à leur poignet. Ensuite, ce sont des bergers allemands qui patrouillent un peu partout dans les allées du Salon de l’Agriculture. Puis c'est une marée humaine qui déferle dans un brouhaha insensé. Certes, elle est bien loin du calme de ses pâturages savoyards mais une fois par an, Frances, elle aime ça.
Surtout quand enfin il arrive, son chouchou.
C’est un grand Monsieur, âgé, qui chaque année, vient fidèlement la saluer.
Elle est heureuse quand elle le voit de loin s’approcher car c’est toujours le même rituel : il s’arrête devant elle, il la regarde comme si elle était seule au monde, puis il se tourne vers le maître de Frances et demande très sérieusement : « elle pèse combien ? ».
Tandis que le fermier prépare sa réponse le vieil homme a déjà englouti trois rondelles de saucisson corse, un demi de bière alsacienne et un crottin de Chavignol.
Quand enfin l’autre bredouille 600 kg immanquablement il écarte les yeux pour montrer combien il est impressionné puis se tournant à nouveau vers elle, il lui lance en lui tapotant la joue « toutes mes félicitations ma belle, tu es la fierté de notre pays ».
Si elle pouvait, elle rosirait de plaisir !
Puis, le grand Monsieur âgé file vers l'enclos de Volcan, le fougueux taureau, entouré de sa marée humaine et il poursuit sa visite qui durera de longues heures.
Et le soir, quand le dernier visiteur est parti, Frances endormie, rêve longuement à ce vieillard respectueux qui une fois encore a su lui parler, a su la flatter, a su la charmer.
L’autre jour, Frances a entendu le remue-ménage qu’elle connaît si bien.
Ecartant ses naseaux, se campant bien droite sur ses pattes, redressant sa tête, elle a eu la désagréable surprise de constater que ce n’était pas le grand Monsieur âgé si sympathique qui se trouvait au milieu de la marée humaine mais un petit homme qui marchait dans tous les sens, les pieds écartés comme les canards de sa maîtresse, Simone.
Manifestement pressé, il tenait un téléphone dans une main et agitait l'autre frénétiquement. Il parlait fort lançant des bonjour ! bonjour ! à la cantonnade, mais sans jamais regarder personne.
Le petit homme s’est arrêté près d’elle, la saisit par une corne, puis sans lui prêter une seconde d’attention il a tourné son regard vers ceux qui prenaient des photos. Un sourire, quelques flashs et il est aussitôt reparti, sans manger de saucisson, sans boire une bière, sans s’enquérir de sa santé.
Elle a bien compris Frances que pour lui elle n’existe pas, car elle ne lui sert à rien sauf peut-être à se faire prendre en photo à côté d’une vache.
Aussi Frances n’a pas été surprise d’apprendre que ce petit homme énervé, un peu plus loin, s’est mis en colère contre un inconnu et qu'à présent tout le monde se moque de lui : l’hypocrisie, la duplicité et les mascarades finissent toujours par se révéler.
Car comme l'on dit dans nos campagnes, chassez le naturel, il revient au galop.
Rédigé par
Stéphan
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dimanche 24 février 2008
Attention aux mains balladeuses
Seulement ne pas serrer la main en disant que l'on a peur de se salir est très mal poli et l’on risque de s’entendre vertement répliquer : « casse toi sale con ».
Alors que faire?
Je vous propose 2 solutions :
La première est d'embrasser avec effusion la personne qui nous tend la main.
I'd like to kiss you
Mais, on m’objectera (sans doute avec raison) que ce n'est pas forcément bien perçu de rouler une pelle à une personne que l'on rencontre fortuitement.
D’où cette seconde solution plus hygiénique et de loin la plus sûr : c’est d’accepter de serrer cette main peu ragoûtante et d'utiliser aussitôt après un gel alcoolique désinfectant comme Sanitelle. Ainsi, 99,99% des microbes sont éliminés et les mains sont beaucoup plus propres.
En revanche je vous déconseille fortement de répondre à l’insulte par une autre insulte, surtout si la personne en face de vous ressemble à Nicolas Sarkozy.
Car souvenez-vous :
Début 2003, un jeune homme de 21 ans, accusé d'avoir insulté le ministre de l'Intérieur (Nicolas Sarkozy) lors d’une visite à Strasbourg, a été condamné à un mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de la ville. Ce jeune « sauvageon » était jugé en comparution immédiate pour « outrage à une personne dépositaire de l'ordre public ».
Selon l'accusation, le jeune homme, qui a toujours nié les faits, aurait lancé « Sarkozy, va niquer ta mère! » à l'arrivée du ministre. Le Strasbourgeois avait été immédiatement interpellé par la police et placé en garde-à-vue.
Ce garçon, sans antécédents judiciaires, hormis une condamnation pour conduite sans permis qui remontait à plus de deux ans devait commencer un travail la semaine suivante dans une société de nettoyage.
Donc lecteur/lectrice, soyez prudent car s'en prendre à la personne de Nicolas Sarkozy peut avoir de graves conséquences.
En revanche lui-même pourra vous insulter copieusement car selon l'article 68 de la Constitution : « Le président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique au scrutin public et à la majorité absolue des membres les composant ; il est jugé par la Haute cour de justice. »
Rédigé par
Stéphan
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dimanche 6 janvier 2008
Une excellente nouvelle
Pour la première fois de son histoire, le Dakar est annulé et j’en suis absolument ravi car je déteste cette randonnée publicitaire en Afrique.
Comme le déclarait René Dumont en 1980 : « Le rallye Paris-Dakar est indécent. Je compare cela à une bande de fêtards qui organisent un banquet, mais pas chez eux, et qui entrent chez un pauvre pour ripailler sans l'inviter à partager. La vraie aventure, c'est la lutte contre la faim. C’est une course abominable et scandaleuse ».
C’est (c'était ?) en effet une fausse aventure ringarde qui fait uniquement l’éloge du 4x4, qui défie la conscience démocratique et qui me remplit de honte.
Honte de voir cette caravane agressive d’engins rutilants conduits par des crétins blancs traverser pendant plusieurs jours les pays les plus démunis d’Afrique.
Honte de voir la faune et la flore dévastées, piétinées et détruites.
Honte de voir les populations locales bafouées, écrasées, tuées pour le plaisir de quelques fous.
Honte de voir cette caravane grotesque, luxueuse et néo-colonialiste étaler sous les yeux de la population d'Afrique, l’arrogance technologique des multinationales d’un Nord méprisant.
Honte toujours devant ce gaspillage de centaines de milliers de litres d’essence, brûlés en pure perte pour la seule gloire de quelques constructeurs et de sponsors rapaces alors qu’on ne cesse de nous bassiner depuis 6 mois avec le Grenelle de l’environnement.
Ainsi, pour absorber tout le CO2 produit par ce Barnum, il aurait fallu planter 10 000 hectares d'arbres, soit la surface de la ville de Paris.
Surtout, comment admettre que l’Afrique qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté, la maladie ou la guerre devienne le terrain de jeu de quelques « défoncés de la vitesse » en mal d’aventure ?
Depuis 1979, ce défilé motorisé a fait plus de 30 morts.
Chaque année, on se demandait combien faudrait-il encore de tués pour déclarer hors-la-loi cette mascarade sportive que les populations et gouvernements d’Europe refuseraient (avec raison) qu'elle se déroule sur notre continent.
Bien sûr, certains regretteront de ne plus voir Gérard Holtz l’Africain, qui, 3 jours avant le départ se laissait pousser la barbe pour faire baroudeur, qui, chaque soir, nous invitait autour d’un feu de camp à regarder les grands moments de la journée, et qui enfilait chaque matin une nouvelle djellaba assortie à son écharpe de Touareg…
Néanmoins, il suffit que je relise les propos de Luc Alphand vainqueur en 2007 (2 Africains tués cette année-là) pour que le dégoût m’envahisse à nouveau : « C'est peut-être dur ce que je vais dire, mais je prends des risques. Moi aussi, je vais à 200 kilomètres heure quelquefois dans le désert sur des routes que je ne connais pas. C'est un objectif que je m'étais fixé. Je suis vraiment heureux de gagner ce Dakar. Il y a aussi beaucoup d'accidents chez nous devant les écoles. Des chauffards, il y en a aussi. Bien sûr, on pensera à eux et à leur famille. C'est évident, mais la fête n'est pas gâchée. On s'est défoncé tous les jours à faire 800 bornes, avec les efforts que ça représente toute l'année pour s'entraîner, pour développer les voitures. Alors oui, je le dis : je suis heureux d'être là et d'avoir gagné cette course. Même s'il faut avoir une pensée pour tout ce qui s'est passé, ça ne va pas gâcher ce que je ressens, ce que j'ai accompli. »
D’ailleurs, cette annulation aura permis de mettre en évidence toute l’hypocrisie des organisateurs et des médias du service publique qui soutenaient cette manifestation. Ainsi Hubert Auriol, ancien directeur du Dakar ou Daniel Bilalian directeur des sports de France Télévision expliquaient ce week-end qu’ils déploraient la décision d'arrêter, mais comprenaient qu'elle ait été prise « si la vie des participants était en danger ». Et la vie des Africains qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment durant ces 29 dernières années, n’a-elle pas été sciemment mise en danger ?
Certes, je regrette que ce soit la terreur qui dicte la décision d’annuler ce grand cirque. Comme d’habitude, nos sociétés sont faibles, fragiles face à ces menaces terroristes.
C’est pourquoi il faut espérer que ce coup lui sera fatal et qu’il n’y aura plus jamais de Paris ou Lisbonne ou je-ne-sais-où Dakar.
Rédigé par
Stéphan
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mardi 18 décembre 2007
Une vie de chien

En France, comme chaque année, le mois de décembre coïncide avec l’arrivée de l’hiver.
Depuis une semaine, la nuit, à Paris, les températures descendent en dessous de zéro et le jour, elles peinent à devenir positives.
Un vent glacial souffle dans les rues, les passants, emmitouflés dans leur manteau, une écharpe nouée autour du cou, les mains gantées plongées dans leurs poches se dépêchent de rentrer chez eux après une journée de travail pour savourer une soirée au chaud agrémentée d’un bon dîner en famille.
Place Franz Liszt, dans le 10ème arrondissement, il y a une grille sur le sol d’où s’échappe un air un peu chaud.
C’est là que vivent Jean et son chien. Ils sont étendus, blottis l’un contre l’autre sous un vilain duvet râpé. Ils sont gelés, ils attendent que le temps passe, ils espèrent en des jours meilleurs, bientôt, peut-être.
Pourquoi rester là, pourquoi ne pas se rendre dans l’un des abris mis à la disposition des sans domicile par la Ville de Paris ou d’autres Associations caritatives ?
« Le problème c’est que j’ai un chien. Et héberger une personne avec un chien c’est pas facile, on n’en veut pas dans ces endroits-là, où il y a beaucoup de monde. Mais mon chien, je l’aime, je n’ai que lui. Et en temps normal, quand il fait pas froid et qu’on est dans la rue, quand on dort dans la rue, le chien permet qu’on soit pas embarqué par la police, parce que la police ne prend pas les SDF qui ont des chiens. Ils sont obligés de faire appel à la SPA ou à un autre truc pareil. C’est très lourd, c’est très compliqué à mettre en place. Et quand ils nous prennent, ils ont les Associations pour la protection des animaux qui interviennent, qui leur tombent dessus, qui foutent un sacré bordel, ils les lâchent pas et pour les flics c’est trop compliqué à gérer. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de SDF qui ont des chiens. »
Ainsi, en France, la "Patrie des Droits de l’Homme" (dont manifestement ne font pas partis les sans domicile fixe), c’est grâce à la pression des Associations de défense des animaux que des types errant dans la rue ne sont embarqués manu militari par les flics.
C’est dans ce pays, que le week-end dernier, des CRS ont chargé contre des SDF afin de démanteler des tentes installées en face de Notre-Dame de Paris, pour virer quelques types grelottant de froid.
Et pendant ce temps, rive droite, près des Champs-Élysées, un dictateur africain, protégé par des dizaines de policiers, paradait sous sa tente d’apparat installée dans les jardins de l’Hôtel Marigny à l'invitation du Chef de l’Etat.
Et c’est encore dans ce même pays qu’a été mis en place le 115, numéro d’urgence du SAMU social.
Mais quand on compose le numéro, la voix d’une femme, enregistrée sur une bande magnétique, répète inlassablement : « bonjour, vous êtes en relation avec le numéro 115, accueil d’urgence des sans abris. Tous les travailleurs sociaux sont actuellement en ligne. Nous vous prions de bien vouloir renouveler votre appel ultérieurement. »
Imaginez cet homme, gelé, dans une cabine téléphonique, celui là même qui était collé à son chien ; il ne va certainement pas renouveler son appel 20 fois. Il n’en aura ni la force ni la patience. Il n’aura d’ailleurs bientôt plus aucune envie si ce n’est celle de se laisser mourir, le combiné à la main.
Dans ce pays où l’on compte 2,4 millions de chômeurs, où le Président de la République s'accorde une hausse de salaire de 172%, ne pourrait-on pas embaucher des stagiaires ou des CDD, ne pourrait-on pas trouver des moyens pour qu’on puisse au moins répondre systématiquement au clochard qui appelle le 115, avant qu’il ne crève seul, dans une cabine téléphonique ?
Rédigé par
Stéphan
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jeudi 22 novembre 2007
Une théorie fumeuse

Le pavé parisien ressemble de plus en plus à un inventaire à la Prévert.
On y trouve les permanents (SDF, prostituées), les habitués (usagers des transports publics, agent de la SNCF, fonctionnaires et autres manifestants), et quelques inhabituels : les avocats, les buralistes.
L’un des mots d’ordre de cette dernière catégorie professionnelle était : « pour que vivent nos lieux de convivialité ». Pourquoi pas…
Néanmoins, quand on pense à certains débits de tabac parisiens, que tiennent René, Robert, Jean-Louis ou Marcel, avec Adolf, le berger allemand qui grogne dès qu’une personne d’origine africaine rentre, avec la carabine à plombs cachée sous le comptoir près de la caisse, avec le serveur au nez rouge qui tutoie les Maghrébins, sans oublier le patron bedonnant qui raconte des blagues homophobes tandis que sa charmante épouse tend les paquets de Marlboro sans un mot et sans un regard, la formule « lieu de convivialité » apparaît un peu excessive.
Mais là n'est pas le plus important.
En effet, comme le demandait l'un des manifestants de façon fort pertinente, les yeux embués de larmes et des sanglots dans la voix : « que vont devenir maintenant tous ces petits vieux qui viennent faire une partie de cartes en fumant des cigarettes et en buvant leur canon de rouge ou leur anisette dans les bars tabac ? ».
La réponse est évidente Monsieur le buraliste : ils vont vivre plus longtemps et c'est une catastrophe nationale !
Paradoxalement, cette loi d’interdiction de fumer dans tous les lieux publics va alourdir les comptes de la Sécurité Sociale et des caisses de retraites alors qu’elle était censée réduire les déficits grâce à la diminution du nombre des maladies liées au tabagisme.
Car, depuis des décennies, ces établissements participent activement à l’effort national pour la réduction des déficits publics.
D’abord, la taxation des cigarettes (80% par paquet) apporte des revenus considérables à l’Etat français.
Ensuite, un retraité qui passait ses journées avec trois autres compères à jouer au Bingo ou à la belotte en picolant ses verres de vin blanc et en fumant comme un pompier ses Gitane brunes attrapait en 4 ou 5 ans maximum un cancer du poumon ou une cirrhose (ou mieux, les deux) qui lui était rapidement fatal.
Ainsi, ils libéraient la table en formica pour quatre autres retraités qui eux-mêmes étaient remplacés au bout de 4 ou 5 ans, etc. Grâce aux bars-tabac, le taux de remplacement était formidable.
Que va-t-il se passer demain si ces pauvres vieux sont obligés de rester à la maison, surveillés par leur épouse qui les empêche de boire ou de fumer et qui passent leurs journées à faire les mots fléchés de Télé 7 Jours en regardant à la télévision Derrick ou les Chiffres et les Lettres. Avec un tel régime, ils peuvent franchir allègrement la barre des 85 ans (avec de graves dépressions nerveuses donc achats massifs d'anti-dépresseurs...) !
En conclusion, cette loi anti-tabac est un pur produit des bureaucrates du Ministère de la Santé et de l’intelligentsia parisienne bien pensante, dont les effets seront dramatiques.
Et l’on réalise aussi, que de vouloir abolir les régimes spéciaux des cheminots était une décision purement idéologique (libérale) dont les conséquences seront négligeables en comparaison du gouffre financier qui va s’ouvrir sous nos pieds (qui battent le pavé parisien, la boucle est bouclée).
Rédigé par
Stéphan
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dimanche 11 novembre 2007
Pourquoi Karl Marx ne souriait jamais

Je ne voudrais pas ternir la joyeuse ambiance qui règne sur ce blog depuis quelques billets, mais je vous rappelle que cette semaine nous affrontons la seconde grève de l’automne dans les transports terrestres, ferroviaires, aériens à laquelle s’ajouteront des arrêts de travail dans les administrations et autres Entreprises publiques.
Or, en feuilletant les pages du South China Morning Post (via Internet bien sûr) je lis que le personnel naviguant de la compagnie Cathay Pacific est mécontent.
Ciel !
Jusque-là rien que de très normal car il semble être dans la nature de cette catégorie de personnel d’éprouver régulièrement toutes sortes de mécontentements.
Cependant, nous savons bien, hélas, que ces grèves ne parviennent que rarement à convaincre le personnel dirigeant de ces entreprises de la pertinence des revendications.
C’est pourquoi les hôtesses, stewards et pilotes de la Cathay Pacific ont récemment renoncé à se croiser les bras pour réclamer des augmentations de salaire.
Ils ont eu une autre idée, forte ingénieuse : ils ont décidé unilatéralement de cesser de sourire aux passagers sur toute la durée des vols. Une sorte de grève de la courtoisie. Si j’étais trivial, j’oserais même écrire qu’ils ont déposé un préavis de "je fais la gueule et je t’emmerde connard".
Toujours d’après, le grand quotidien de Hong Kong, cet avertissement de "vilaine tronche" a été parfaitement compris par les hautes instances de la compagnie, lesquelles ont fait en sorte de rapidement soulager les zygomatiques en grève du personnel naviguant en accédant à leurs demandes.
Du coup, je m’interroge sur le faciès peu aimable que laisse souvent entrevoir chez nous l’homme ou la femme assis derrière le guichet ou l’hygiaphone de certaines administrations.
En effet, en France, jusqu’à présent, on considérait que le personnel était en grève quand il n’était pas là. Mais en réalité, c’est peut-être quand il est présent qu’il est en grève.
Je réalise que cette révélation politique et sociale est d’une importance majeure !
En effet, cela signifie que le visage que m’offre régulièrement le contrôleur de la RATP, la guichetière de La Poste ou le conseiller clientèle d’EDF/GDF, cette attitude acerbe, fatiguée, aigre, amère, réfrigérante, bourrue, odieuse impolie, brusque, revêche, déplaisante, agacée, désobligeante, grossière, hostile, inamicale, antipathique, intraitable, rebutante, maussade voire rude n’est finalement pas dans sa vraie nature, c’est un combat, une révolte, un cri de haine, bref, un mouvement révolutionnaire. Il s’agit d’un acte courageux et subversif, d’une réelle manifestation incarnée (au sens premier du terme) pour dénoncer les méfaits du capitalisme, d’une lutte quotidienne contre l’oppression du patronat, pour la défense des droits de la classe ouvrière face à la bourgeoisie détentrice des moyens de production.
Et, naturellement, je reviens sur cette photo que je vous ai déjà présentée : si vous la regardez attentivement, vous constaterez qu’exceptée Laurence Parisot (la représentante du patronat et du grand capital qui esquisse un vague sourire) les trois hommes de la CGT, de FO et de la CFDT sont manifestement engagés dans un mouvement de grève extrêmement bien suivi et forcément reconductible…
Aussi, lecteur, lectrice, travailleur, travailleuse je vous propose dorénavant lorsque que vous vous adresserez aux camarades fonctionnaires et apparentés de leur faire systématiquement la gueule et d’être particulièrement désagréable afin de marquer votre solidarité pleine et entière avec leurs légitimes revendications.
Reste une interrogation à laquelle je n'ai pas la réponse : pourquoi les CRS ne chargent-ils pas les manifestants en hurlant de rire ?
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne...
Rédigé par
Stéphan
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jeudi 4 octobre 2007
Tout n'est pas rose pour les homos
Cet automne 2007 est décidemment bien triste pour les homos.
Ce fut d’abord le Président iranien et ses déclarations à l’Université de Columbia : accusé de persécuter les homosexuels, six d'entre eux ayant été exécutés par pendaison en juillet dernier, le président Mahmoud Ahmadinejad a réfuté l'attaque d'un argument imparable : " En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays ", a-t-il déclaré au cours d'un débat à l'Université de Columbia (New York). " Nous n'avons pas ce phénomène, je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. "
J’ai pourtant du mal à croire qu’ils ont déjà pendu le dernier homo iranien… En tout cas, ils y travaillent efficacement.
En Pologne, pays membre de l’Union Européenne, le gouvernement refuse l'application contraignante sur son territoire de la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens qui devrait être approuvée lors du sommet européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre.
Varsovie craint que certains termes à caractère général de la Charte concernant la morale et la famille n'entraînent des conséquences juridiques "contraires à l'esprit de la législation polonaise" ce pays s'opposant farouchement au mariage homosexuel.
Rappelons que c’est ce même gouvernement qui voulait vérifier si oui ou non un des personnages des Teletubbies était gay, si c’était le cas d’empêcher la diffusion de cette série ou encore qui proposait d’interdire aux homosexuels d’enseigner.
En Roumanie, autre pays européen, Gigi Becali, patron du club de football du Steaua Bucarest, président du parti politique PNG (Parti de la Nouvelle Génération) et surtout homme politique le plus populaire de Roumanie après le président Traian Basescue, a déclaré fin Septembre : " Je vais créer des quartiers pour les homosexuels et les lesbiennes, pour qu'ils y restent et nous laissent tranquilles ". Une mesure qu'il compte mettre en place s'il est élu président du pays en 2009.
Et hier, le président français Nicolas Sarkozy a reçu à l'Élysée Alexis II, le Patriarche de Moscou et de l'Église orthodoxe russe, à l'occasion de sa première visite en France...
La veille, Alexis II s'était exprimé devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg.
Invité par un député à préciser son point de vue sur l'homosexualité, suite à son opposition à la tenue d'une Gay Pride à Moscou, il a rappelé que même si l'Église orthodoxe russe " éprouvait amour et compassion envers tous, y compris les pécheurs (sic !) ", elle considérait la Gay Pride comme une propagande homosexuelle influençant les jeunes au péché. Puis il a ajouté que l'homosexualité était " une maladie et une déformation de la personnalité de l'homme, comme la kleptomanie ", et qu'au même titre que le vol, personne n'avait à en faire la publicité, " surtout vu son influence sur les jeunes ".
Juste après avoir reçu Alexis II, Nicolas Sarkozy a "salué" l'importance de cette visite en déclarant : " cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des Chrétiens d'Europe de se rapprocher et d'unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l'Europe, pour construire une société plus humaine... "
"Une société plus humaine" qui considère l'homosexualité comme une maladie (honteuse) ?!?!?!?!?
Je parie que Christian Vanneste est allé déposer un cierge à la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky, rue Daru.
Il est vrai que Sarkozy, lors d’un entretien avec Michel Onfray durant la campagne présidentielle, considérait le facteur génétique comme possible explication de faits sociaux (suicide) ou des préférences sexuelles.
Va-t-il proposer à son homologue iranien un test ADN anti-homos ?
Cela aurait au moins le mérite d’éviter les erreurs judiciaires …
Rédigé par
Stéphan
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Tags : gay, international, religion, société
mercredi 19 septembre 2007
Une théorie foireuse
Je me suis souvent demandé pourquoi les représentants des syndicats des travailleurs adoptaient des tenues où toutes traces d'élégance, de modernité étaient absentes.
Je pensais, (et c’est là mon ex-théorie) qu’ils nous signifiaient ainsi de façon explicite le rejet des valeurs du patronat, des financiers de la City, des cols blancs en général.
Après avoir vu cette photo, mon erreur d’analyse est manifeste le look de la patronne des patrons (Parisot) disqualifiant définitivement cette théorie : elle n’a rien à envier aux 3 autres (Thibault - Mailly - Chéreque).
Peut-être tout simplement, existe-t-il un gêne « syndicalisation » incompatible avez le gêne « bon goût» ?
Une dernière précision : ce sont elles, « les forces vives de la Nation » qui vont négocier le futur de nos retraites ……….
Pourvu qu’elles n’envisagent pas, par la suite, de s’occuper de nos garde-robes.
(Crédits photo : Reuters/Benoît Tessier)
Rédigé par
Stéphan
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Tags : société
dimanche 16 septembre 2007
Un test ADN pour tester ce blog

Paresseusement allongé dans mon transat, je savoure les rayons de soleil, je me réjouis de mon futur bronzage abricot mordoré qui fera pâlir de jalousie mes copines (fille et garçon bien sûr).
Tranquillement, je me remets de cette si longue soirée qui a vu le soleil se coucher puis se lever puis se coucher.
Dans mon appartement gisent cadavres de bouteilles, verres sales, mégots de cigarettes, bouts de papier et une curieuse veste en jean taille fillette ; les poubelles dégueulent de packs de bières vides.
Je m'en fous, je suis bien, je somnole et, entre deux micro-siestes, je feuillette le journal.
Des avions s'écrasent, les grands argentiers européens s'affolent, les rugbymen stressent, les Marseillais dépriment ........ et la Commission des lois de l'Assemblée nationale, sur proposition de Philippe Mariani (UMP) a adopté un amendement autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois.
Patatras !!! Ma douce quiétude s'envole et je me redresse d'un coup sur mon transat qui vacille : quoi, des tests ADN !!!
On va donc demander à des candidats à l'immigration ce que jamais on n'oserait demander à des Français.
Par exemple, selon la revue The Lancet, si on pratiquait de façon généralisée ces tests en France, on aurait 2,7% des gens dont la filiation ne serait pas biologique, la gentille maman s'étant discrètement égarée dans les bras du si joli plombier, postier, réparateur Darty... On imagine donc les drames familiaux que cela va entraîner !
Mais surtout, depuis quand la filiation en France est-elle définie par un lien biologique ? Dans notre pays, on peut adopter (si "on" n'est pas homo), on peut passer par la procréation artificielle...
Voilà comment, au nom d'un positivisme juridique absurde, l'immigré se voit contraint de donner la preuve de sa bonne foi par/dans le sang.
Certes ceci ne sera pas obligatoire. Encore heureux d’ailleurs ! Vous imaginez un pays dans lequel il y aurait en plus obligation de prouver son honnêteté par ce type de test !
C'est ainsi que notre société crée des réponses de type technique que sont les tests ADN ou la légalisation des statistiques ethniques (autre suggestion de nos chers députés, décidemment très inspirés ce jour-là) pour conjurer ses fantasmes sur la peur de l'autre, de l'étranger.
Il faut mesurer les conséquences de ces choses-là.
On a apparemment un raisonnement de bon sens : on ne connaît pas la population française en fonction des critères ethniques d'appartenance, il y a certainement des abus, des tricheries avec les certificats d'état-civil pour obtenir un regroupement familial qui est en réalité indu.
Mais immanquablement il y aura dérive vers un fichage administratif des personnes. La France a pourtant déjà connu les dramatiques conséquences de ces fichiers ethniques lors de la seconde guerre mondiale.
Pour contrer quelques fraudeurs, on va mettre en place un système inique qui sera tôt ou tard attentatoire à nos propres libertés individuelles, car nous serons les prochains à être fichés pour telle ou telle mauvaise raison.
Une dernière précision : le coût du test (actuellement de 300 euros minimum) incomberait au demandeur d’asile qui, s'il a une famille nombreuse, sera ainsi ruiné avant même d'avoir posé le pied sur le territoire français. Voilà qui va certainement l'aider à s'intégrer dans notre société.
Reposant mon journal, j'esquisse un sourire, en me disant que finalement Mariani est un petit joueur : il ferait mieux carrément de supprimer le regroupement familial cela règlerait le problème d'un seul coup ; on pourrait même créer des parcs géants dans lesquels seraient entreposés les enfants privés de leurs parents rentrés au pays.
Mais je divague, sans doute les contre-coups des abus alcooliques d'hier.
Et pendant ce temps, samedi après-midi, à la Fête de l'Huma, les responsables PS, PC, Verts et LCR, la "Gauche" donc, après une réunion sérieuse et constructive, ont décidé de se réunir à nouveau mardi pour préparer une riposte commune à la politique du gouvernement. Une simple question : pourquoi n'ont-ils pas commencé dès samedi ?
Hum ... Il est temps que j'aille m'enduire d'après solaire.
Rédigé par
Stéphan
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14:30
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