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vendredi 1 août 2008

I think we're gay

Cette vidéo me fait mourir de rire:

samedi 19 juillet 2008

Tout n'est pas gay ... en Chine


La situation des homosexuels en Chine était florissante jusqu'à la Longue Marche de Mao. Elle est devenue épouvantable pendant l'expansion communiste, et surtout au moment de la Révolution Culturelle de 1965 à 1975, où le sort le plus enviable qui leur était réservé était le camp de rééducation.
Des milliers, peut-être des millions d'entre eux furent exécutés sommairement d'une balle dans la tête car « atteints d'un vice occidental » et « incapables d'assurer l'expansion du peuple chinois ».
Néanmoins, petit à petit, les choses ont été en s'améliorant, du moins dans les grandes villes. Il est vrai qu'eu égard aux dimensions du pays, les homosexuels chinois sont au nombre de cent vingt à cent quarante millions ! (il y a de l’espoir donc !!!) Comme cela faisait beaucoup de saletés d'exterminer tant de monde et beaucoup de travail pour les rééduquer, le gouvernement chinois, devenu pragmatique et soucieux d'un brin de respectabilité, a finalement choisi d'essayer de « faire avec ».
C’est pourquoi les lois anti-gay ont été abolies en 1997. En plus, ce pays ne baignant pas dans notre culture judéo-chrétienne et l'ambiance générale à cette époque consistant à cultiver une plus grande liberté, les progrès ont été notables.

Hélas, hélas, hélas la date de ces (décidemment) maudits Jeux Olympiques approche…
Alors, en prévision de leurs tenues, et sachant que la communauté homosexuelle possède un potentiel de rencontre et de communication supérieur à bien d'autres catégories socio-culturelles, une implacable vague de répression homophobe s'est abattue sur toute la Chine depuis 2 mois.
Bars et saunas fermés, personnel et clients chinois arrêtés, sites internet fermés, raids et arrestations dans les lieux de drague, associations dissoutes... Rien n'a échappé.
Manifestement, les dirigeants de cette dictature ont une bonne culture historique et connaissent les « textes de base » pour l’organisation d’une répression efficace.

Par exemple, Guillaume 1er, fondateur du premier Reich allemand, écrivait en 1888 à son ami Bismarck, chancelier de son état : « il y a des catégories sociales qui sapent les fondements de la société parce que s'y retrouvent des gens qui ne devraient jamais se connaître: les patrons s'y commettent avec les ouvriers, les nobles avec les roturiers et la bourgeoisie morale avec le prolétariat dépravé. Ce sont les communautés juives, les francs-maçons et les homosexuels. »

Comme quoi toutes les dictatures se retrouvent sur les mêmes fondamentaux, dans ce domaine il n’y a aucun choc de civilisations.
Ainsi les touristes occidentaux qui viendront assister aux Jeux Olympiques ne doivent pas trouver trace d'une vie homosexuelle chinoise...
D'abord, ça fait pas propre, et puis ça facilite la circulation des idées. La faculté de rencontre et de communication des homosexuels chinois ne sera pas le vecteur de la pollution idéologique venue de l'étranger.

Dommage.

© Eric Dupin

mardi 25 mars 2008

Tout ne doit pas être gay

La nomination de Nadine Morano au poste de Secrétaire d’Etat chargée de la famille a été saluée favorablement par quelques sites Internet ou blogs traitant de l’homosexualité. Simplement car cette personne n'est pas opposée au mariage gay ou à l'adoption par des couples homosexuels.

Mon propos n’est pas ici de flinguer cette nouvelle Secrétaire d’Etat à la personnalité aussi vulgaire qu’une marchande de poisson et avant tout spécialiste des propos outranciers. Pour des exemples plus précis, je vous recommande d’aller , ou ici ou encore .

Ce qui m’intéresse (ou plutôt ce qui m’inquiète), c’est ce regard de Chimène porté par certains leaders homosexuels sur cette nomination, un énième exemple de la déliquescence de la culture gay, de la volonté de standardisation/intégration de ce groupe social par l’effacement de son originalité, de ses richesses.

Ainsi, après avoir acquis de haute lutte le droit à la différence et à l’existence, les revendications homosexuelles exigent désormais le droit à la ressemblance au couple hétéro dans ce qu’il a de moins fantaisiste, c’est-à-dire de moins gay possible : le conformisme bourgeois dans un appartement cossu au centre de Paris avec la chaîne hi-fi Bang&Olufsen diffusant un air d’opéra tandis que les enfants jouent à Ken et Barbie dans leur chambre.

Paradoxalement, depuis une vingtaine d’années, le mariage – civil et religieux – connaît une crise sérieuse. En région parisienne, environ un couple hétérosexuel sur deux divorce après 3 ans de mariage. La famille monoparentale ou recomposée devient la norme et ringardise chaque jour un peu plus le vieux modèle du papa/maman (la bonne et moi).
Et c’est justement le moment que choisissent les associations LGBT pour revendiquer un droit au mariage !
Pas question, bien sûr, d’aménager le PACS dans ses modalités patrimoniales et successorales, comme le réclament certains « homodérés ».
Non, ils veulent à tout prix passer devant Monsieur ou Madame le Maire, se mettre la bague au doigt, s’embrasser sous les applaudissements émus et devant le caméscope de l’oncle Robert, klaxonner dans des limousines décorées de tulle blanc, signer un contrat de mariage, se jurer fidélité…

N’est-ce pas là une inversion complète de cette fameuse « gay attitude » apparue à Paris dans les années 70/80, faite de fun et de provocations ironiques face à la dictature de la normalité ?

C’est comme si les intellectuels (peu nombreux) ou les meneurs pseudo-charismatiques (plus souvent) de la gay attitude, privés de leur principale revendication (être reconnu comme homo, avoir le droit d’exister dans la cité), n’avaient d’autre choix pour préserver leur droit à la parole, leur influence, leur exposition médiatique que d’exiger le contraire !
Fini l’hédonisme désinvolte et libertaire ; place à la revendication « tous pareils ».
Dorénavant, les homos seront des hétéros comme les autres !

Le PACS pour lequel nous nous sommes tant battus avec raison apparaît aujourd’hui aux yeux des leaders de la communauté gay comme un vulgaire ersatz sans saveur comparé au goût délicieux du mariage traditionnel.
C’est cette soif de ressemblance qui me paraît infiniment étrange, totalement navrante surtout quand elle aboutit à des postures extrêmes comme cette revendication pour le droit à l’ordination sacerdotale des homosexuels.

Et je crains que cet esprit de sérieux ne soit le fossoyeur d’une véritable culture gay décalée qui a (avait ?) pourtant toute sa place dans nos sociétés.

L’exemple significatif est l’ex-Gay Pride rebaptisée « Marche des Fiertés Lesbienne, Gay, Bi et Trans » (ouf ! on n’a oublié personne).
Il s’agit désormais d’une sorte de défilé oscillant entre celui du 1er mai et l’autre du 14 Juillet avec son rituel de banderoles pseudo-contestataires, de chars publicitaires et de personnalités politiques, artistiques… qui défilent sagement en tête de cortège.

Je me souviens des premières Gay Prides, au milieu des années 80. Il y avait dans ces « happenings » cent fois moins de monde, cent fois plus de droits à revendiquer et mille fois plus de gaieté !
On baignait dans une atmosphère ludique, spontanée, totalement gaie, incroyablement heureuse.
C’était vraiment la fête, nous étions réellement fiers de défiler.

« Etre homosexuel, ce n'est pas seulement préférer les personnes de son propre sexe, affirmait Dominique Fernandez dans un article du Monde. C'est (ce devrait continuer à être) se tenir en marge de la masse de ses semblables, penser et agir différemment, apporter dans le consensus social un ferment de révolte et de discorde. »

Exactement.


PS : j'avais noté la citation de Dominique Fernandez sur un bout de papier mais j'ai été incapable de retrouver les références exactes de l'article. Tant pis.

jeudi 27 décembre 2007

Un gène qui gêne


Cette quête tourne pour certains à l’obsession : naît-on ou devient-on homosexuel, éternel débat entre l’inné et l’acquis, le naturel et le culturel.
Et voilà comment un groupe de chercheurs suisses annonce la semaine dernière avoir découvert le gène de l'homosexualité chez la drosophile (ces informations ont d’ailleurs été aussitôt transmises à leurs collègues linguistes de l’Université de Lausanne afin qu’ils révisent le sens de l’expression « enculer les mouches »).
Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'on rend sodomites ces pauvres bêtes, une équipe américaine étant parvenue au même résultat en 2003.
Il y a 4 ans, pour leurs expériences, les chercheurs avaient introduit un gène mutant, au sein d'un groupe particulier de neurones de la drosophile. Et quand les jeunes mâles mutants ont été placés sous des températures plus chaudes, ils ont soudainement commencé à s'intéresser aux autres mâles, expliquait le responsable de l'équipe, le Pr. Kitamoto Toshihiro.
Je me souviens qu’à l’époque, intéressé par ces expériences, j’avais soumis certains de mes amis hétérosexuels à de très fortes chaleurs en les introduisant dans un four mais les résultats avaient été très décevants et bien vite j’avais retrouvé ma ligne (!) de conduite habituelle, celle dite du verre d’alcool bien tassé (extrêmement plus efficace mais cela fera l’objet d’une autre chronique).
En réalité, il faut quand même toute la connerie mauvaise foi du monde pour voir là-dedans un gène de l'homosexualité transposable à l'homme et vouloir expliquer la sexualité humaine via la sexualité des mouches.
Cette dernière est un mécanisme basé sur l’odorat (une forme de réflexe). C'est tout ce qu'il y a de plus primitif et ça doit à peine mettre en jeu quelques milliers de neurones.
Chez l’être humain, c est un mécanisme hautement intellectualisé (oui je sais, je nous flatte !). La vue est bien plus prédominante que l'odorat, le comportement est largement modulé par la volonté et la conscience, c'est un mécanisme supérieur qui met en jeu les zones les plus complexes du cerveau humain, probablement plusieurs milliards de neurones.
Ainsi, je ne pense pas que l'homme identifie ses partenaires à l'odorat (ou si cela arrive il repart généralement en courant), ni que les homosexuels préfèrent les partenaires du même sexe parce qu'ils sont incapables de les différencier des partenaires du sexe opposé...
Au contraire, je peux vous assurer que je sais très bien différencier un homme d'une femme, c'est même ce qui me permet d'affirmer sans l'ombre d'une hésitation lequel je préfère !

Mais retournons chez nos voisins suisses. Qu’ont-ils découvert ?
Nos Docteurs Folamours ont modifié le taux de glutamate de mouches drosophiles et ont observé avec stupeur l'apparition de parades homosexuelles parmi les insectes. Notons en passant qu’il s’agit du même glutamate entrant dans la composition de nombreux plats chinois et que si ces derniers étaient tous homos, jamais la population de ce pays atteindrait 1 400 000 000 d’habitants.
Alors, posons nous la question : à quoi servent ces énièmes recherches, quel est leur but ?
Eradiquer les homos en pratiquant des tests génétiques sur les embryons ?
Les "soigner" par la suite grâce à une thérapie génique adaptée ?


Pendant ce temps, en France, de nombreux médecins s’énervent et dénoncent l’annonce faite par la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, de la suspension de l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang.
Ainsi, selon le Professeur Gilles Brücker, Directeur Général de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), « si l’on arrête d’exclure les homosexuels du don de sang, on double le risque d’avoir un échantillon contaminé dans la filière de la transfusion ».
De fait, ce refus de don de sang aux homos n'est plus justifié par grand chose. Il l'était sans doute dans les années 80. Mais aujourd'hui, les 2/3 des contaminations HIV se passent entre hétéros.

Et je crains que cette interdiction ne cache juste, au fin fond du cerveau de quelques médecins et décideurs politiques, l'équation homo=SIDA (ou sa variante homo=danger).
Tout comme dans le cerveau des chercheurs helvètes de cette étude sur les drosophiles se cache probablement l'équation homo=maladie.

Pourquoi tous ces scientifiques ne se mettent-ils pas plutôt en quête du gène de l’homophobie ?
Cela apaiserait peut-être les relations sociales, empêchant par exemple les trop nombreux meurtres d’hommes et de femmes uniquement en raison de leurs orientations sexuelles (comme ce dernier assassinat où le meurtrier supposé d'un homo se défend en expliquant que sa victime lui avait fait des avances).
Cela calmerait peut être les membres du Bureau de Vérification de la Publicité qui viennent de censurer une campagne de prévention contre le SIDA, jugeant l'affiche où 2 garçons s'enlacent trop explicite.


Cela permettrait, peut-être, à Medhi, un jeune gay iranien, de ne plus craindre pour sa vie.
Cela amènerait, peut-être, le taux de suicide (et de tentative) chez les adolescents homosexuels ou bisexuels (qui est entre 6 et 14 fois supérieure à celle de la population hétérosexuelle d’une même classe d’âge) à diminuer enfin.

Parfois, un peu lassé par ces violences morales ou physiques, allongé sur mon canapé, je ferme les yeux et je rêve quelques instants.
Je me glisse dans la peau d’un hétéro juste pour savoir ce que ça fait de vivre dans une société qui ne me répète pas tous les jours que j'ai une maladie génétique, que ma sexualité offense la société et qu'elle est comparable à celle des mouches, que mon sang est trop dangereux pour être transfusé à autrui, que je risque la mort à draguer un inconnu, que l'humanité risque de s'effondrer si je me marie, ou que mes enfants souffriront de graves désordres psychologiques.

Puis j’ouvre les yeux, je redeviens moi-même et je prends mon stylo pour écrire ces quelques mots :
« Aimer quelqu'un, fille ou garçon,
C'est aimer de toute façon !
Alors pourquoi amour et homosexualité
Sont-ils considérés comme des pêchés ? »

jeudi 4 octobre 2007

Tout n'est pas rose pour les homos

Cet automne 2007 est décidemment bien triste pour les homos.

Ce fut d’abord le Président iranien et ses déclarations à l’Université de Columbia : accusé de persécuter les homosexuels, six d'entre eux ayant été exécutés par pendaison en juillet dernier, le président Mahmoud Ahmadinejad a réfuté l'attaque d'un argument imparable : " En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays ", a-t-il déclaré au cours d'un débat à l'Université de Columbia (New York). " Nous n'avons pas ce phénomène, je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. "
J’ai pourtant du mal à croire qu’ils ont déjà pendu le dernier homo iranien… En tout cas, ils y travaillent efficacement.

En Pologne, pays membre de l’Union Européenne, le gouvernement refuse l'application contraignante sur son territoire de la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens qui devrait être approuvée lors du sommet européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre.
Varsovie craint que certains termes à caractère général de la Charte concernant la morale et la famille n'entraînent des conséquences juridiques "contraires à l'esprit de la législation polonaise" ce pays s'opposant farouchement au mariage homosexuel.
Rappelons que c’est ce même gouvernement qui voulait vérifier si oui ou non un des personnages des Teletubbies était gay, si c’était le cas d’empêcher la diffusion de cette série ou encore qui proposait d’interdire aux homosexuels d’enseigner.

En Roumanie, autre pays européen, Gigi Becali, patron du club de football du Steaua Bucarest, président du parti politique PNG (Parti de la Nouvelle Génération) et surtout homme politique le plus populaire de Roumanie après le président Traian Basescue, a déclaré fin Septembre : " Je vais créer des quartiers pour les homosexuels et les lesbiennes, pour qu'ils y restent et nous laissent tranquilles ". Une mesure qu'il compte mettre en place s'il est élu président du pays en 2009.

Et hier, le président français Nicolas Sarkozy a reçu à l'Élysée Alexis II, le Patriarche de Moscou et de l'Église orthodoxe russe, à l'occasion de sa première visite en France...
La veille, Alexis II s'était exprimé devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg.
Invité par un député à préciser son point de vue sur l'homosexualité, suite à son opposition à la tenue d'une Gay Pride à Moscou, il a rappelé que même si l'Église orthodoxe russe " éprouvait amour et compassion envers tous, y compris les pécheurs (sic !) ", elle considérait la Gay Pride comme une propagande homosexuelle influençant les jeunes au péché. Puis il a ajouté que l'homosexualité était " une maladie et une déformation de la personnalité de l'homme, comme la kleptomanie ", et qu'au même titre que le vol, personne n'avait à en faire la publicité, " surtout vu son influence sur les jeunes ".

Juste après avoir reçu Alexis II, Nicolas Sarkozy a "salué" l'importance de cette visite en déclarant : " cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des Chrétiens d'Europe de se rapprocher et d'unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l'Europe, pour construire une société plus humaine... "

"Une société plus humaine" qui considère l'homosexualité comme une maladie (honteuse) ?!?!?!?!?
Je parie que Christian Vanneste est allé déposer un cierge à la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky, rue Daru.

Il est vrai que Sarkozy, lors d’un entretien avec Michel Onfray durant la campagne présidentielle, considérait le facteur génétique comme possible explication de faits sociaux (suicide) ou des préférences sexuelles.

Va-t-il proposer à son homologue iranien un test ADN anti-homos ?
Cela aurait au moins le mérite d’éviter les erreurs judiciaires …