
Cette splendide allitération pour vous narrer ma mésaventure du week-end dernier.
Je vous ai récemment expliqué la technique du Dico pour abréger un After qui se prolonge au-delà du raisonnable.
Hélas, ami lecteur, délicieuse lectrice, le stratagème s'est retourné contre moi ce dimanche.
Ainsi donc, la fête battait son plein et je réalisais que mes invités, sous le charme d'un merveilleux accueil envisageaient de s'installer chez moi pour la semaine.
Hop, sans crier garde je lance le désormais fameux ; "et si on jouait au dico ? "
"Oh oui ! Génial comme idée, j'adore " fusaient de toute part.
Bref je sors Robert et la partie s'engage.
C'est mon tour, je feuillette rapidement l'ouvrage et j'énonce calmement : Bicuspidé
Quelle ne fut pas ma double surprise !!!
Aussitôt, tous se mirent à crier "oh comme c'est sympa, vraiment on est trop bien reçu, putain on n’est pas rentré, trop cool le mec ....... (j'abrège pour ne pas trop entamer ma modestie.) "
?????????
Double surprise en effet : d'abord de constater que mes invités étaient moins bêtes qu'ils en avaient l'air (qui aujourd'hui connaît ce mot ?) et surtout face à leur réaction.
Alors je lisais la définition et je réalisais ma bévue : Bicuspidé, ée : (adj.) qui offre deux pointes.
Conclusion de ce dérapage verbal : il m'a ruiné car 2x2x2x2x2... ça finit par faire beaucoup et la matinée s'est prolongée tard dans la nuit.
Donc le Dico, c'est fini.
PS : Comprenne qui pourra ...
PS2 : j'aurais dû dire Sérénage
lundi 24 septembre 2007
Quand le dico déconne
Rédigé par
Stéphan
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21:51
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dimanche 23 septembre 2007
Cathéchisme (suite et fin)

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs,
Mon but n’est pas aujourd’hui de vous bassiner avec le Nouveau Testament mais, continuant à feuilleter la Bible cet après-midi, je me dois de vous mettre en garde suite à la lecture de l’Epitre de Saint Paul aux Galates (5 : 16-22) :
« Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.
Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.
Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. »
Moralité : pour le Paradis, c’est mal parti et je réalise, en lisant cette lettre, que nombre d’entre nous vont trouver l’éternité pénible, surtout, comme le notait judicieusement Woody Allen, que "l'éternité c'est long, surtout vers la fin."
A bon entendeur, salut.
PS : une bonne nouvelle quand même : Saint Paul ne mentionne pas les drogues comme œuvres néfastes de la chair. Ouf !
Rédigé par
Stéphan
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18:59
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Tags : religion
Ite Missa Est

Dimanche. Midi.
Les rues de Paris sont délicieusement calmes. Le soleil, encore chaud pour cette mi-septembre, s’amuse avec les nuages.
Au loin, l’Eglise Saint Vincent de Paul sonne l’Angélus.
J’entrouvre un œil, et je songe à …………… Ségolène Royal !?!?!?!
Quelle drôle d’idée !
Mais, après tout aujourd’hui, n’est-ce-pas le jour du Seigneur ?
Or, tel un Jésus sur la Croix, lundi dernier, Ségolène Royal a répliqué à Lionel Jospin - qui a mis en doute les «qualités humaines» et les «capacités politiques» de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle - en citant un passage du Nouveau Testament :
« Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font » - la citation exacte étant : « Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils y crucifièrent Jésus ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Et Jésus disait : Père, pardonne-leur. ils ne savent pas ce qu'ils font ». (Lc 23 : 33-34).
Et bien non, chère Ségolène Royal : dans ces circonstances, ce n’est pas Luc mais Matthieu (7 : 1-5) qu’il fallait citer :
« Ne jugez pas, afin de n'être pas jugés ; car, du jugement dont vous jugez on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ! Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : "Laisse-moi ôter la paille de ton œil", et voilà que la poutre est dans ton œil ! Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l'œil de ton frère. »
Car n’oublions pas le lourd passé de ce « Judaspin » :
Comme Premier Secrétaire, il a eu tous les pouvoirs au PS pendant de longues années.
Comme Premier ministre, il avait toutes les clés, toutes les ouvertures possibles pour rénover la vie politique française, pour moderniser son Parti.
Certes son action gouvernementale apporta beaucoup à la France (croissance, emploi) mais conforta le doute des Français à l'égard de la gauche (privatisations, inaction de l’Etat face à des plans sociaux …).
Et que dire de ses honteux mensonges sur son passé trotskyste ???
Pire : il a perdu deux fois l'élection présidentielle. Et la seconde fois, ce fut un désastre : pas même présent au second tour, devancé par Le Pen !
Pourtant, le revoici, Lionel le mesquin, toujours content de lui, plastronnant devant les médias pour vendre son petit bouquin vengeur et nauséabond !
Décidemment, si on faisait un concours entre les "losers" socialistes (et Dieu sait (sic) qu’ils sont légions), c'est Jospin qui l'emporterait largement.
Certes, Royal était nulle. Mais Jospin confirme maintenant qu'il était archi-nul. Archi-nul et mauvais perdant, ranci et rance.
Un jour, au tribunal de l'Histoire, il faudra faire comparaître ce Judaspin, cet homme suffisant, mais pas nécessaire.
En attendant, qu’il se taise et prenne une retraite définitive sur l'Ile de Ré, avec son épouse philosophe et féministe, aussi peu apte à l’autocritique que son époux,
Quant au cas Royal, conseillons lui simplement de poursuivre sa lecture du Nouveau Testament…
Par exemple, Matthieu 5 :39 :
« Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. »
Les volontaires seront nombreux, cela devrait définitivement la mettre KO et ainsi on pourra tourner la page et s’exclamant « tout est accompli » (Jean 19 : 30).
Rédigé par
Stéphan
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13:47
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samedi 22 septembre 2007
Tout a une fin

Mes sachets de cocaïne sont vides depuis des heures, mes mains tremblent, j’ai du mal à contrôler mes doigts ampoulés.
Mes yeux rougis par l’absence de sommeil peinent à distinguer les images s’affichant sur l’écran de mon ordinateur.
La touche « enter », usée à l’extrême ne répond plus à mes sollicitations et je dois violemment appuyer dessus pour valider mes commandes.
J’ai tout vu, je suis allé partout.
J’ai discuté avec des Indonésiens, échangé des recettes de cuisine avec des Russes, rigolé avec les Canadiens, baisé virtuellement avec toute l’Amérique latine …
Html, java, script … Tous ces mots s’entrechoquent dans ma tête.
J’ai regardé des milliers d’heures de vidéos, lu chaque page de wikipédia dans toutes les langues du monde, parcouru tous les flux RSS.
Mon cendrier déborde, mon parquet disparaît sous les boîtes de pizza vides, les cannettes de bières, les pailles …
Mais enfin, j’y suis arrivé :
THE END...
Et maintenant, que faire ?
Rédigé par
Stéphan
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00:45
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mercredi 19 septembre 2007
Une théorie foireuse
Je me suis souvent demandé pourquoi les représentants des syndicats des travailleurs adoptaient des tenues où toutes traces d'élégance, de modernité étaient absentes.
Je pensais, (et c’est là mon ex-théorie) qu’ils nous signifiaient ainsi de façon explicite le rejet des valeurs du patronat, des financiers de la City, des cols blancs en général.
Après avoir vu cette photo, mon erreur d’analyse est manifeste le look de la patronne des patrons (Parisot) disqualifiant définitivement cette théorie : elle n’a rien à envier aux 3 autres (Thibault - Mailly - Chéreque).
Peut-être tout simplement, existe-t-il un gêne « syndicalisation » incompatible avez le gêne « bon goût» ?
Une dernière précision : ce sont elles, « les forces vives de la Nation » qui vont négocier le futur de nos retraites ……….
Pourvu qu’elles n’envisagent pas, par la suite, de s’occuper de nos garde-robes.
(Crédits photo : Reuters/Benoît Tessier)
Rédigé par
Stéphan
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10:36
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Tags : société
mardi 18 septembre 2007
Corps brisés, âmes brûlées
On ne parle des soldats américains blessés en Irak que lors de leur sauvetage ou pour souligner leur bravoure.
La photographe Nina Berman, en 2003-2004, a photographié des vétérans américains de la guerre en Irak blessés au combat.
Une exposition, qui s'est tenue dans une petite galerie d'art à New York, à quelques rues du quartier chic de Soho du 8 août au 8 septembre 2007, montrait une sélection de ces photos.
Des visages, des corps d'hommes effroyablement amoindris dans leurs fonctions les plus vitales.
Voici Ty Ziegel, qui pose, le jour de son mariage, avec celle qui l'a attendu, avant que tout cela n'arrive.
Avant qu'il ne perde son visage, aujourd'hui recousu de partout.
Un amas de peau blanche sans nez, sans oreilles et sans cheveux.
Nina Berman
Rédigé par
Stéphan
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23:42
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Tags : Etats-Unis, photo
