
Vautré sur mon lit, j’ai la vague impression qu’un liquide me coule sur le corps…
- « Ah s’il te plait Gabriel, mon ange, arrête de me vomir dessus, ce qui sort de tes entrailles est tellement rouge, j’ai l’impression que tu pisses du sang par la bouche. Pourquoi ne prends-tu pas les capotes usagées qui sont par terre et tu gerbes dedans. Cela limitera les dégâts. Et après, tu fais un joli nœud. »
C’était il y a 24H et depuis j’ai, bien sur, jeté les draps, le garçon et les préservatifs usagés noués.
J’ai pris une douche également.
Il est vrai que nous avons un peu forcé sur le Beaujolais nouveau. Les 23 premiers verres, ok, on encaisse, mais les 39 suivants furent ravageurs. C’est étrange ce besoin presque compulsif de vouloir boire à tout prix. Nous étions comme frappés de potomanie ou plutôt, je le crains, de dipsomanie.
Et quand je contemple l’état de mon appartement et de nos corps, je regrette que nous ne fûmes point abstèmes, sans aller néanmoins jusqu’à l’abstinence.
Et Gabriel qui ne cessait de bafouiller ce leitmotiv : « s’il te plait, dessine-moi un Mouton-Rotschild ».
À défaut d’être parfaite, cette pseudo citation me rappela cette saillie de Marc Twain qui déclarait que « le vin allemand se distingue du vinaigre grâce à l’étiquette ».
Pourtant c’est un Allemand, Martin Luther, qui avait affirmé « celui qui n’aime ni le vin ni les femmes ni les chansons restera un idiot toute sa vie ». Marcel Aymé est du même avis qui écrit « on peut ne pas aimer les carottes, les salsifis, la peau du lait cuit, mais le vin, autant voudrait-on détester l’air qu’on respire puisque l’un et l’autre sont également indispensables ». Et puis Beaudelaire, bien entendu, « si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l’intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable ». Sans oublier Alfred de Musset qui déclamait « aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse? Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ». « Le vin c’est la lumière du soleil captive dans l’eau » selon Galilée et le Professeur Louis Pasteur expliquait qu’un « repas sans vin est un jour sans soleil ». Pour Rabelais, « l’appétit vient en mangeant, la soif disparaît en buvant ». Ou Voltaire plus philosophe que jamais : « je ne connais de sérieux ici-bas que la culture de la vigne ».
Et tandis que Gabriel, telle une limace baveuse tentait vainement de ramper vers les toilettes, je me dis que finalement, c’est Rousseau qui a tout compris lorsqu’il déclare : " L'excès du vin dégrade l'homme, aliène au moins sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue. Mais enfin le goût du vin n'est pas un crime ; il en fait rarement commettre ; il rend l'homme stupide et non pas méchant ".
Ce fut ma dernière vision de cette rude soirée. Toutes ces citations s’agitant dans ma tête relançaient mon mal de crâne et je ne voulais qu’une seule chose à présent : replonger dans mon coma éthylique pour oublier que la terre tourne.
Oh, comme j’aimerais être déjà le 1er Janvier 2008, j’ai tant besoin de bonnes résolutions…
samedi 17 novembre 2007
In Vino Veritas
Rédigé par
Stéphan
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dimanche 11 novembre 2007
Pourquoi Karl Marx ne souriait jamais

Je ne voudrais pas ternir la joyeuse ambiance qui règne sur ce blog depuis quelques billets, mais je vous rappelle que cette semaine nous affrontons la seconde grève de l’automne dans les transports terrestres, ferroviaires, aériens à laquelle s’ajouteront des arrêts de travail dans les administrations et autres Entreprises publiques.
Or, en feuilletant les pages du South China Morning Post (via Internet bien sûr) je lis que le personnel naviguant de la compagnie Cathay Pacific est mécontent.
Ciel !
Jusque-là rien que de très normal car il semble être dans la nature de cette catégorie de personnel d’éprouver régulièrement toutes sortes de mécontentements.
Cependant, nous savons bien, hélas, que ces grèves ne parviennent que rarement à convaincre le personnel dirigeant de ces entreprises de la pertinence des revendications.
C’est pourquoi les hôtesses, stewards et pilotes de la Cathay Pacific ont récemment renoncé à se croiser les bras pour réclamer des augmentations de salaire.
Ils ont eu une autre idée, forte ingénieuse : ils ont décidé unilatéralement de cesser de sourire aux passagers sur toute la durée des vols. Une sorte de grève de la courtoisie. Si j’étais trivial, j’oserais même écrire qu’ils ont déposé un préavis de "je fais la gueule et je t’emmerde connard".
Toujours d’après, le grand quotidien de Hong Kong, cet avertissement de "vilaine tronche" a été parfaitement compris par les hautes instances de la compagnie, lesquelles ont fait en sorte de rapidement soulager les zygomatiques en grève du personnel naviguant en accédant à leurs demandes.
Du coup, je m’interroge sur le faciès peu aimable que laisse souvent entrevoir chez nous l’homme ou la femme assis derrière le guichet ou l’hygiaphone de certaines administrations.
En effet, en France, jusqu’à présent, on considérait que le personnel était en grève quand il n’était pas là. Mais en réalité, c’est peut-être quand il est présent qu’il est en grève.
Je réalise que cette révélation politique et sociale est d’une importance majeure !
En effet, cela signifie que le visage que m’offre régulièrement le contrôleur de la RATP, la guichetière de La Poste ou le conseiller clientèle d’EDF/GDF, cette attitude acerbe, fatiguée, aigre, amère, réfrigérante, bourrue, odieuse impolie, brusque, revêche, déplaisante, agacée, désobligeante, grossière, hostile, inamicale, antipathique, intraitable, rebutante, maussade voire rude n’est finalement pas dans sa vraie nature, c’est un combat, une révolte, un cri de haine, bref, un mouvement révolutionnaire. Il s’agit d’un acte courageux et subversif, d’une réelle manifestation incarnée (au sens premier du terme) pour dénoncer les méfaits du capitalisme, d’une lutte quotidienne contre l’oppression du patronat, pour la défense des droits de la classe ouvrière face à la bourgeoisie détentrice des moyens de production.
Et, naturellement, je reviens sur cette photo que je vous ai déjà présentée : si vous la regardez attentivement, vous constaterez qu’exceptée Laurence Parisot (la représentante du patronat et du grand capital qui esquisse un vague sourire) les trois hommes de la CGT, de FO et de la CFDT sont manifestement engagés dans un mouvement de grève extrêmement bien suivi et forcément reconductible…
Aussi, lecteur, lectrice, travailleur, travailleuse je vous propose dorénavant lorsque que vous vous adresserez aux camarades fonctionnaires et apparentés de leur faire systématiquement la gueule et d’être particulièrement désagréable afin de marquer votre solidarité pleine et entière avec leurs légitimes revendications.
Reste une interrogation à laquelle je n'ai pas la réponse : pourquoi les CRS ne chargent-ils pas les manifestants en hurlant de rire ?
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne...
Rédigé par
Stéphan
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22:04
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mardi 6 novembre 2007
Errance et déchéance
Ces derniers temps, on me reproche mon absence sur ces pages.
On a sans doute raison, mais "tout ne fut pas si facile".
Depuis 15 jours, je suis tel un personnage de la Recherche du Temps Perdu qui n’aurait pas connu « le temps retrouvé ». J’ai intégré la race des héros négatifs, d’athlètes du rien, poursuivant inlassablement mon voyage au bout de la nuit et de l’ennui, l’ennui ce mal du siècle.
Au début, sous héroïne, il me semblait pourtant que tout ce que je faisais avec ma troupe de filles et de garçons, était innocent et plein d’amour.
Comme ce soir là où Henri a cassé les pattes avant de cette charmante chèvre afin de mieux la sodomiser, elle, immobile, son cul en l’air pour toujours.
Durant ces jours, j’avais en général de la cocaïne sur mes tee-shirts quand je sortais des toilettes. Je l’époussetais (négligemment ?) pour la faire tomber sur les sols carrelés, humides et poisseux d’urine.
Un trait par-ci, un rail par-là, des poutres de coke partout, nous tracions notre bonheur à coups d'American Express.
Mais, lentement, l’angoisse, insidieuse, m’a perforé le cerveau, la peur de manquer me terrifiait. Comme ce jour, lundi ou mardi dernier, je crois, lorsque mon dealer fut abattu à coups de cric sur les Champs-Élysées, je me suis enfermé dans mon appart, persuadé que le pommeau de douche, tel le boa constrictor, tentait de m’étrangler. Heureusement, Eléonore, m’a ramené à la vie avec une pipe et une mega ligne de poudre blanche.
Alors mon seul objectif fut de trouver, de prendre et d’abuser de la drogue. Comme j’avais un peu de mal à me déplacer, j’ai loué chez Avis une chaise roulante pilotée par une hôtesse de l’air. La vie, un court instant est devenue plus facile. D’autant qu’une vieille copine m’assurait qu’il suffisait d’une semaine pour décrocher de toutes ces dopes.
En attendant ce moment, enfin mobile, je pouvais aller d’afters en afters où les seules boissons chaudes étaient la vodka oubliée sur la terrasse d''Anastasia.
Dans le 94, nous avons descendu 23 51.
Dans le 75, Christina s’est taillée les narines avec le cutter de Paul pour les agrandir afin d’y introduire des pailles plus grosses et ainsi engloutir à chaque snif l’équivalent d’1 G.
Manger était facile : on se ruait dans des Mac Do, on s’empiffrait de Big, de Cheese, de Nuggets… qu’on gerbait aussitôt sur le trottoir.
Un soir, non un matin, enfin à un moment, dans l’appart de l’inconnu croisé à Barbès, Brett se faisait lécher par un alligator dans la baignoire tandis que Nathanaël versait de la tequila sur les blessures que lui infligeait l’animal.
Les sachets plastiques s’envolaient, les lignes s’effaçaient, nos rires décuplaient.
Bien sûr mon téléphone sonnait, mais plus rien n’avait d’importance, seuls les speedballs, la cocaïne et les buvards Daffy Duck avaient un sens pour moi.
C’étaient les seuls trucs qui me faisaient vraiment ressentir quelque chose. Sans oublier les deux ou trois bisexuels qui m’accompagnaient, portant des serviettes en papier afin de m’éponger le front.
J’errai de bars en bars, de clubs en clubs, de soirées en soirées, de caniveaux en caniveaux.
La nuit était blanche, mes narines étaient blanches, mon avenir était sombre.
La cocaïne me détruisait la paroi nasale, et j’ai sérieusement pensé que la seule solution serait de ne faire que du free base mais avec deux litres de vodka par jour, cela me paraissait un but un peu flou et hors d’atteinte.
L’argent, plus précisément son absence est vite devenu un problème alors j’ai commencé à traîner avec des partouzeurs et des vendeurs d’armes.
Ma chambre puait l’herbe et l’ammoniaque.
J’ai compris qu’il était temps de limiter les dégâts, de faire une pause, de ranger les billets de 50 roulés en paille, je devais exiger un peu plus de moi-même.
Et surtout j’ai compris que personne d’autre que moi ne voulait de moi.
La ville s’effondrait, le noir recouvrait la terre, les moments de peur étaient si intenses que nous enviions les morts.
Nous avions perdu notre capacité d’aimer.
Quand un matin, en s’extirpant d’une pissotière, avec mes amis, nous avons pleuré. Et ces larmes qui roulaient ont tout effacé ; nous avons compris, soulagés, qu’un autre avenir était possible.
Crois moi, lecteur, en dépit de l’horreur que semble revêtir les événements décrits dans ce billet d’excuse, tout a réellement eu lieu, chaque mot est vrai. La preuve, c’est mon esprit qui les a enfantés.
Voilà pourquoi, j’ai dû renoncer à écrire pour quelque temps.
Rédigé par
Stéphan
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22:22
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mardi 16 octobre 2007
Un instant de déprime

Je passe ce lundi soir avec Etienne, un délicieux ami.
C’est un garçon formidable, je l’adore, on se connaît si bien et depuis tant d'années.
Surtout, c'est un clubber, un noctambule, un nightlifer. Alors, il boit, il fume et il use et abuse de drogues diverses et variées (enfin je crois).
Before et after, bars et clubs, comptoirs et dance-floors n'ont plus de secrets pour lui.
C’est pour cela qu’il est une source inépuisable d’infos, de ragots, d’histoires sur la nuit à Paris. Je passerais des heures à l’écouter ! C'est un témoin qui m'est précieux.
Il a des connaissances remarquables, qui m’ont toujours étonné. Par exemple, c’est la seule personne que je connaisse qui est capable de vous citer de tête 125 synonymes pour le mot cocaïne par ordre alphabétique. La preuve, je les ai tous notés :
Apple Jacks - Baby T - Bad - Ball - Basay - Base - Base ball - Bazooka - Beautiful boulders - Bebe - Beemers - Bill blass - Bings - BJ's - Black rock - Blanche - Blowout - Bolo - Bone crushers - Bones - Botray - Boubou - Boulaya - Bullion - Bump - Buscuso - Caillou - C - Cap - Casper the ghost - Chemical - Chewies - Cloud - Cloud nine - Coco - Coke - Cookies - Corine - Crack - Crib - Crunch & munch - Demolish - Devil's dandruff - Devil's smoke - Dice - Dime special - Dip - Dirty basing - Double yoke - Dove - Dust - Dynamite - Egg - Fat bag - Fifty one - Fish scales – Flake - Freebase - French fries - Fry - Garbage rock - Gin - Girl - Glo - Gravel - Groceries - Hail - Half track - Hamburger helper - Happytrails - Hard live - Hard rock - Hot cakes - Hubba - Ice cube - Issues - Johnsson - Kangaroo - Kakomo - Kokomo - Kryptonite - Lady - Love - Mixed jive - Nose candy - One fifty one - Parlay - Paradise - Pasta - Paste - Patico - Pebbles - Pestiloos - Piedras - Piles - Pony - Primo - Rail - Raw - Respirette - Roca - Rock - Rocky III - Rooster - Rox - Roxanne - Roz - Schoolcraft - Scramble - Scruples - Sightball - Slab - Sleet - Snow - Soke - Teeth - Toot - Top gun - Troop - Wave - White - White ghost - White sugar - White tornado - Yahoo – Yale.
Mais cette longue litanie m’endort un peu. Mon regard s’est détaché de ses yeux verts, ma tête s’incline, un sourire mélancolique se dessine sur mes lèvres, lentement.
Sans doute ai-je l’air un peu triste car soudain, Etienne, me prenant par la main s’exclame " allons Stéphan ne prend pas cet air si malheureux, tu ne déprimes pas j’espère ". Je le rassure aussitôt et lui d’ajouter, un peu mystérieux : " avec cette histoire de cocaïne, j’ai cru que tu plongeais dans la mini déprime du mardi avec 24 heures d'avance ! ".
La mini déprime du mardi ?
Et gentiment il m'explique que la prise de cocaïne bloquant la recapture de la dopamine, un stimulant naturel, la diminution de son taux dans notre organisme crée (et c’est souvent le mardi) un sentiment de déprime, de mal être, de mal aise…
C’est Baudelaire, ajoute-t-il qui sans doute a le mieux exprimé cet état :
« Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir »
(Spleen IV)
Tandis qu’il me récite ces quelques vers, il me semble que sa voix tremble un peu. C'est lui à présent qui a l'air si triste, presque désemparé. Comme je voudrais pouvoir l’aider, l’accompagner dans cette noire plongée.
Tendrement, je le prends dans mes bras et il vient une idée : je vais me confectionner un "kit de déprime" et demain matin, quand nous nous réveillerons, ensemble nous le regarderons, ensemble nous pleurerons, ensemble nous déprimerons.
Le voici :
Musique : Mad World - Gary Jules
Images : Who killed Bambi
Rédigé par
Stéphan
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10:29
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dimanche 14 octobre 2007
A Shakespearian sunday
Déjà 14H45 !
Et je suis toujours avachi dans son mon canapé vert. Je constate avec regret que décidemment le manque de sommeil nuit à ma vitalité.
Je viens de finir un repas difficile à définir : petit-déjeuner ? Brunch ? Déjeuner ? Autre ? A vous de juger : pizza bolognaise Buitoni accompagnée d'un litre de café au lait.
Ma seule excuse est que je suis mort de faim, n'ayant mangé en 48H qu'une salade piémontaise de marque Leader Price (ne faites pas beurk ! c'était pour tester la nouvelle recette).
Bref, je digère lourdement en lisant les 4758 articles des blogs auxquels je suis abonné (j'ai pris du retard, j'ai été absent de chez moi pour quelques jours).
Toute cette masse d'informations, de publicités, de rumeurs et de contre-rumeurs, d'analyses, de débats ! et en une seule semaine ! Mon esprit affaibli s'embrouille, la tête me tourne et il me revient à la mémoire cette fameuse phrase de Shakespeare : " Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles " (in Comme il vous plaira).
Ouf ! Mon titre est enfin justifié (et oui ami lecteur/lectrice, la rédaction d'un blog c'est tout un art), je peux donc continuer et entrer dans le vif du sujet.
Ainsi, tranquillement, je poursuis la lecture de ces nombreux articles, je m'en amuse parfois, je m'interroge souvent, je rêve de temps en temps.
Je m'amuse ?
par exemple...
Une info (qui certes date un peu mais qui est encore largement commentée) m'a fait penser à un célèbre jeu télévisé que je renommerais " Des Lettres aux Chiffres ".
- Consonne : M
- Consonne : S
- Consonne : F
- Voyelle : O
- Consonne : K
- Voyelle : I
- Consonne : D
tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac .....
- Monsieur Stéphan ?
- 7 lettres
- Monsieur Lecteur, Madame Lectrice ?
- Pas mieux
- Je vous écoute Monsieur Stéphan
(il vous faudra faire le poirier devant votre écran pour lire la réponse réalisée grâce à ceci).
ıɯɟoʞsp
Je m'interroge ?
par exemple...
J'apprends, en lisant ce blog, qu'un livret, édité par le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, par l'Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé, et par le Centre Régional d'Information et de Prévention du Sida, préconise :
" Pour la fellation, il vaut mieux utiliser des préservatifs non lubrifiés. Il existe des préservatifs parfumés (fraise, banane, chocolat, menthe, vanille, etc.). Il faut toujours penser à vérifier qu'ils sont aux normes : marquage CE ou EN 600 (norme européenne). "
Voici la profonde interrogation qui me reste en travers de la gorge:
Pourquoi aucun fabricant de préservatifs (Durex par exemple) n'a jamais pensé tout simplement à fabriquer un préservatif ayant le goût de la bite ?
Je rêve ?
Par exemple...
Pas un article qui n'évoque la fameuse rumeur familiale : le couple présidentielle est en instance de séparation.
Mieux ! Comme le déclare Jean-Marc Lech, Président d'Ipsos, dans une interview donnée à BFM, il y a déjà des photos inédites sur Cécilia avec son nouvel amant mais aucun média ne veut les acheter.
Or j'ai une amie, Miss P, qui travaille dans un magazine people. Je vois là un merveilleux moyen de faire exploser le nombre de visites sur mon blog, tous les médias me présenteront comme l'homme qui a fait éclater la vérité aux yeux du monde (c'est à ce moment que je pénètre dans la sphère onirique) !!!
Alors Miss P, si tu as ces photos, je t'en conjure, transmets les moi, je les mettrais en ligne immédiatement, sans me soucier d'une quelconque censure (être ou ne pas être rebelle, c'est là la question).
Ainsi va le monde vu par quelques blogs et filons vite au Bus Palladium tandis que Maitre William conclut : " Eteins toi brève lampe ! La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur qui s'agite et parade une heure sur la scène, puis on ne l'entend plus. C'est un récit plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte et qui n'a pas de sens. " (in MacBeth).
Rédigé par
Stéphan
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14:43
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jeudi 4 octobre 2007
Tout n'est pas rose pour les homos
Cet automne 2007 est décidemment bien triste pour les homos.
Ce fut d’abord le Président iranien et ses déclarations à l’Université de Columbia : accusé de persécuter les homosexuels, six d'entre eux ayant été exécutés par pendaison en juillet dernier, le président Mahmoud Ahmadinejad a réfuté l'attaque d'un argument imparable : " En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays ", a-t-il déclaré au cours d'un débat à l'Université de Columbia (New York). " Nous n'avons pas ce phénomène, je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous. "
J’ai pourtant du mal à croire qu’ils ont déjà pendu le dernier homo iranien… En tout cas, ils y travaillent efficacement.
En Pologne, pays membre de l’Union Européenne, le gouvernement refuse l'application contraignante sur son territoire de la Charte des droits fondamentaux des citoyens européens qui devrait être approuvée lors du sommet européen de Lisbonne des 18 et 19 octobre.
Varsovie craint que certains termes à caractère général de la Charte concernant la morale et la famille n'entraînent des conséquences juridiques "contraires à l'esprit de la législation polonaise" ce pays s'opposant farouchement au mariage homosexuel.
Rappelons que c’est ce même gouvernement qui voulait vérifier si oui ou non un des personnages des Teletubbies était gay, si c’était le cas d’empêcher la diffusion de cette série ou encore qui proposait d’interdire aux homosexuels d’enseigner.
En Roumanie, autre pays européen, Gigi Becali, patron du club de football du Steaua Bucarest, président du parti politique PNG (Parti de la Nouvelle Génération) et surtout homme politique le plus populaire de Roumanie après le président Traian Basescue, a déclaré fin Septembre : " Je vais créer des quartiers pour les homosexuels et les lesbiennes, pour qu'ils y restent et nous laissent tranquilles ". Une mesure qu'il compte mettre en place s'il est élu président du pays en 2009.
Et hier, le président français Nicolas Sarkozy a reçu à l'Élysée Alexis II, le Patriarche de Moscou et de l'Église orthodoxe russe, à l'occasion de sa première visite en France...
La veille, Alexis II s'était exprimé devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg.
Invité par un député à préciser son point de vue sur l'homosexualité, suite à son opposition à la tenue d'une Gay Pride à Moscou, il a rappelé que même si l'Église orthodoxe russe " éprouvait amour et compassion envers tous, y compris les pécheurs (sic !) ", elle considérait la Gay Pride comme une propagande homosexuelle influençant les jeunes au péché. Puis il a ajouté que l'homosexualité était " une maladie et une déformation de la personnalité de l'homme, comme la kleptomanie ", et qu'au même titre que le vol, personne n'avait à en faire la publicité, " surtout vu son influence sur les jeunes ".
Juste après avoir reçu Alexis II, Nicolas Sarkozy a "salué" l'importance de cette visite en déclarant : " cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des Chrétiens d'Europe de se rapprocher et d'unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l'Europe, pour construire une société plus humaine... "
"Une société plus humaine" qui considère l'homosexualité comme une maladie (honteuse) ?!?!?!?!?
Je parie que Christian Vanneste est allé déposer un cierge à la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky, rue Daru.
Il est vrai que Sarkozy, lors d’un entretien avec Michel Onfray durant la campagne présidentielle, considérait le facteur génétique comme possible explication de faits sociaux (suicide) ou des préférences sexuelles.
Va-t-il proposer à son homologue iranien un test ADN anti-homos ?
Cela aurait au moins le mérite d’éviter les erreurs judiciaires …
Rédigé par
Stéphan
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21:21
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Tags : gay, international, religion, société
mercredi 3 octobre 2007
Une tempête sous un crâne

Rentrant enfin chez moi cette nuit, je lisais mes mails quand l'un a retenu plus particulièrement mon attention : soirée, mercredi soir, La Scala, Damian Lazarus, Ame, Ivan Smagghe, début à 20H, sushis, Respect ....
Soudain, alors que je lisais déjà le message suivant qui aimablement me proposait d'agrandir mon pénis puis d'avaler une boîte de Viagra à un prix défiant toute concurrence, une voix un peu rocailleuse résonna dans ma tête.
Ah ! m'exclamais-je, je te reconnais, c'est bien toi Diablotin.
- " Bien sûr que c'est moi Stéphan, et je viens te parler pour t'éviter des regrets éternels.
Cette soirée Respect c'est tout ce que tu aimes, une nuit so fashion, avec tant de beautiful people et en plus à La Scala, le 1er Club où tu es sorti à Paris - note de l'auteur : j'avais 15 ans et ces "soirées" avaient lieu les mercredis après-midi - ça va être génial surtout avec Lazarus et Ame que tu écoutes à chaque After chez toi ou chez d'autres, et Smagghe que tu appréciais tant. Ils seront tous là, derrière les platines !!!
Une soirée Respect, ça se ne rate pas !!! Allez vas y !!! Fonce mon ami, fais pêter le feu !!!
Je t'y vois déjà dans cette mega fête.
Écoute- moi avec attention poursuivit cette voix fascinante : chez toi tu te prépares - pas trop tard, ça commence à 20H - quelques verres, tu racles l'assiette avec le reste de dessert et hop tu fonces à La Scala t'amuser avec tous tes amis qui seront tellement contents de te voir. Ce sera TA nuit !!! "
Ohhhhhhhhh ! Devant un tel tableau de réjouissances, comment résister à la tentation. Alors je décidais d'y aller.
Mais c'est à ce moment-là, qu'une nouvelle voix suave caressa mes tympans; c'était Angelot.
- " Comment ! tu veux y aller, mais tu es devenu complètement fou mon pauvre Stéphan. Je te rappelle que jeudi, à 10H du matin tu as rendez-vous à Montrouge pour un entretien d'évaluation. Et tu voudrais t'y présenter bourré, crevé et je n'ose dire le reste pour ne meurtrir mes oreilles trop chastes !!! Renonce, je t'en supplie ce n'est pas si grave après tout : il y en aura d'autres, des soirées. Lazarus mixe régulièrement à Paris, La Scala est un lieu ringard et tu n'aimes pas les sushis...
Contente-toi de passer une soirée cool chez toi, avec un bon bouquin ! "
Et oui ! Présentée ainsi, cette soirée semblait si peu raisonnable que je me disais qu'il valait mieux, sans doute, y renoncer.
Alors ce soir, Angelot ou Diablotin ?????
(A suivre ... )
PS : le titre du message est emprunté à Victor Hugo, Les Misérables, livre VII.
Rédigé par
Stéphan
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Tags : fête